Aujourd'hui,
URGENT
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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Selon le Forum des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest à travers la plateforme du Burkina Faso (Foscao-BF), « les gouvernements ont besoin d’élaborer des stratégies de développement qui mettent la lutte contre les inégalités économiques en avant et au centre de leurs programmes». A cet effet, le Foscao-BF a organisé un atelier à l’issue duquel il a animé une conférence de presse. C’était le vendredi 23 décembre 2016 à Ouagadougou.


« Dans beaucoup de pays en développement, l’inégalité économique empêche que la croissance réduise la pauvreté et réalise une prospérité partagée. La hausse dangereuse des niveaux d’inégalités nuit au développement et à la croissance et mine la réduction de la pauvreté. En Afrique subsaharienne, l’écart entre riches et pauvres est en seconde position seulement après l’Amérique latine et les bénéfices de la croissance sont engrangés trop souvent principalement par une petite minorité. Sept des pays les plus inégalitaires au monde se trouvent en Afrique et un tiers des pays africains voient de plus en plus d’inégalité », a constaté le Forum.

Plusieurs questions ont  donc été posées pendant cet atelier. Les gouvernements font-ils suffisamment d’efforts pour percevoir les impôts par rapport à leur potentiel? Les gouvernements conçoivent-ils et veulent-ils que leurs systèmes fiscaux soient progressifs ? Les gouvernements collectent-ils des impôts qui ont un impact progressif ? Des représentants des OSC actives et des institutions étatiques de 15 pays membre de la Cedeao se sont penchés deux jours durant sur ces questions et formulé des recommandations.

Le Foscao-BF interpelle les Burkinabè au civisme fiscal, les OSC à être des acteurs de lutte contre l’incivisme fiscal, toute la population à développer la pratique de recevabilité, au renforcement du système de recouvrement et à l’instauration des contrats de bail.

Par ailleurs, le Foscao-BF appelle à l’intensification des contrôles pour permettre le paiement des impôts sur les salaires, la suppression des discriminations dans l’imposition des sociétés en évitant l’institution de taux réduit, l’autonomisation des régies de recettes (douane, trésor public et les impôts) par la création d’un organe indépendant détaché du politique, à faire une étude pour identifier les vrais propriétaires pour une transparence dans leur gestion, instituer un impôt général par le revenu des personnes physiques pour une imposition juste, instituer un taux réduit de TVA sur les produits de grande consommation, réduire les niches fiscales en fiscalisant certains secteurs comme l’agriculture, renforcer les mesures de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.


Abel Azonhandé