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Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Un décor des plus pitoyables accueille les visiteurs qui se rendent à la base aérienne de Ouagadougou face à l’entrée principale du camp. En effet, un répugnant amoncèlement d’ordures ménagères, long de quelques 100m sur à peu près une dizaine de mètres de large, est déversé juste devant l’entrée principale du camp, non loin de l’aéroport international de la capitale burkinabè.


L’aberration est le fait que cet énorme tas d’immondices se trouve à quelques mètres seulement de la base aérienne et d’un chic restaurant très fréquentés par les Ouagalais dans la Zone d'activités commerciales et administratives (Zaca). A quelques mètres, se trouve l’aéroport international, vitrine de la capitale burkinabè. Et pour ceux qui connaissent la Zaca, c’est la zone qui abrite un nombre important d’hôtels puisque jouxtant l’Avenue Kwamé N’Krumah. 

Des riverains révoltés, affirment même que certains clients dudit restaurant, menacent de ne plus fréquenter les lieux à cause des odeurs nauséabondes qui émanent de ces déchets. Les mêmes riverains nous informent que ces ordures sont là depuis bientôt trois ans. «Depuis près de trois ans, les gens viennent jeter les ordures sans se soucier de la santé des riverains. J’empêche parfois ces personnes de jeter les ordures mais ce n’est pas facile. Je passe la journée à me boucher les narines puisque je n’ai pas le choix», témoigne Alain Nébié, parqueur et riverain. M. Nébié interpelle par ailleurs, les autorités communales à trouver une solution au problème.  

S’agissant de la santé publique en général, il y a lieu d’agir rapidement en procédant à la collecte de ces ordures avant l’arrivée de la saison d’hivernage et la transformation de ces lieux en un effroyable foyer d’épidémies. Cela est d’autant inquiétant au regard du classement du mois de janvier 2018 du magazine Forbes qui indique que parmi les 25 villes les plus sales dans le monde, 16 se trouvent en Afrique et que la commune de Ouagadougou est la 7e en Afrique et 15e au rang mondial.

Les divers organismes de l’Etat, concernés par cet état de fait, doivent donc réagir pour mette fin à cette pollution qui défigure la nature et l’agréable décor qui ornait jadis cette partie de notre ville capitale. En outre, si la question de ramassage reste un véritable casse-tête malgré les campagnes d’assainissement et de sensibilisation, les populations sont également interpellées parce que c’est en effet, un problème de mentalité. La mentalité de la population est dite primitive parce que cette population ignore parfois, les formes sociales des sociétés dites évoluées. Pourtant, «La santé n’a pas de prix» dit-on.