Aujourd'hui,
URGENT
Kossovo: le Premier ministre, accusé de crimes de guerre, démissionne de nouveau
CAN 2019: l’Algérie championne d’Afrique pour la 2e fois après 1990 en battant le Sénégal 1  but à 0
Erythrée: l’ancien patriarche de l’Eglise orthodoxe excommunié
Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
Santé: l'OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale
CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France
Europe: Ursula von der Leyen élue de peu à la tête de la Commission européenne (RFI)
Musique: décès de Johnny Clegg, le "Zoulou Blanc" à l'âge de 66 ans
Burkina: 2136  policiers pour servir « patriotiquement » la Nation

Photo: Fasopic

SOCIETE

L’ONG Afrique contre le tabac «Aconta» a organisé une conférence de presse sur le tabagisme ce mercredi 30 mai 2018 à Ouagadougou en prélude à la célébration de la journée mondiale sans tabac qui est commémorée tous les 31 mai.

«Tabac et cardiopathies» est le thème retenu pour l’édition 2018 de la journée mondiale sans tabac. Selon le président de Aconta, Salif Nikièma, le tabagisme est la deuxième cause principale de maladie cardiovasculaire après l’hypertension artérielle et il est responsable de la mort de 7 millions de personnes chaque année. Parmi ces victimes, dit-il, près de 900 000 sont des non-fumeurs qui meurent simplement pour avoir été exposés de façon volontaire au tabagisme passif. M. Nikièma indique que les 4800 morts enregistrés au Burkina Faso par an font partie de ce «macabre décompte».

Donc pour le président de Aconta, la campagne nationale qui sera organisée dans la foulée de cette célébration permettra de sensibiliser davantage les populations des dangers du tabagisme. A l’occasion de cette journée mondiale sans tabac, organisée en collaboration avec les organisations de la société civile et le ministère de la Santé, plusieurs activités seront menées. 

Il s’agit de l’organisation des sorties de contrôle et de répression sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, du lancement du numéro vert 80 00 12 39 de Aconta pour les dénonciations et conseils pour arrêter de fumer. En plus de cela, aux dires de M. Nikiéma, Aconta compte mener une caravane d’exhibition des avertissements sanitaires graphiques sur les conséquences sanitaires du tabagisme. «Beaucoup de Burkinabè fument sans savoir ce qu’ils peuvent avoir comme maladie. Ça sera l’occasion pour nous une fois de plus de faire le tour de la ville de Ouagadougou pour sensibiliser la population sur les dangers du tabac» précise le président de Aconta.

Egalement, il est prévu une conférence grand public prévue le 31 mai sur le thème «cesser de fumer, c’est possible». Aussi, entre autres activités, jusqu’au 3 juin prochain, se tient des consultations gratuites à l’Unité de sevrage tabagique.

Par ailleurs, les acteurs de lutte contre le tabac notent une avancée dans leur lutte. Au niveau du Burkina Faso, à entendre les conférenciers, il y a des avancées sur le plan de la taxation. «En décembre dernier, il y a eu une augmentation de 45% conformément à la directive de l’Uemoa.  Après 2017, il y a eu une nouvelle directive de l’Uemoa qui fixe un minimum de 50%; cela veut dire qu’il y a du travail encore à faire pour atteindre ce taux. Donc, nous continuerons à faire le plaidoyer au niveau de nos autorités et surtout au niveau de l’Assemblée nationale» a expliqué M. Nikièma

D’autre part, l’ONG Afrique contre le tabac a salué une évolution majeure dans l’application de la loi relative à l’interdiction de fumer dans les lieux publics clos. A cet effet, du 25 au 27 mai dernier, une campagne de répression a été menée et l’ONG compte continuer dans ce sens. «Cela aidera beaucoup au respect de ces mesures» martèle le premier responsable.

Les acteurs de lutte contre le tabac exhortent les autorités nationales à prendre leur responsabilité pour faire respecter la loi antitabac et d’éviter de se faire «malmener par la Mabucig qui n’a d’autre visée que la protection de ses intérêts au détriment de la santé de millions de personnes».

 

Sondage

Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé