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Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

SOCIETE

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou a présidé mardi 08 mai 2018 à Loumbila, la cérémonie officielle de lancement de la campagne nationale de sensibilisation avant démolition des ralentisseurs non conformes. Cette cérémonie organisée par l’Onaser, entre dans le cadre de la lutte contre l’excès de vitesse qui constitue à la fois la principale cause et l’un des principaux facteurs aggravants des accidents de la circulation routière au Burkina Faso. Elle vise à règlementer la construction des ralentisseurs.

Par souci de préserver leur sécurité et leur santé, des populations riveraines des axes routiers et autres voies publiques érigent tous azimuts des ralentisseurs qui ne répondent pas aux normes requises. Ceux-ci constituent non seulement des entraves à la fluidité du trafic routier, mais aussi représentent un réel danger pour les conducteurs et les véhicules qui sont souvent endommagés.

Cette situation interpelle tout un chacun puisque les individus qui érigent ces ralentisseurs n’ont aucune compétence ni aucune expertise pour les réaliser ; toute chose qui dénote de l’incivisme ou de la défiance de l’autorité. D’où la pertinence de cette activité de sensibilisation puis de démolition des ralentisseurs «sauvages», communément appelés gendarmes couchés.

Pour le ministre Vincent T. Dabilgou, si ces actes sont compréhensibles humainement, parce que c’est face aux multiples accidents mortels de la route, souvent liés à l’excès de vitesse que certains concitoyens ont cru bien réagir en érigeant systématiquement des ralentisseurs anarchiques voire «sauvages» pour obliger les conducteurs à réduire leur vitesse, et à éviter ainsi de faucher des vies et d’endeuiller des familles, il est de notre responsabilité collective d’éviter le paradoxe de créer des problèmes en voulant en résoudre.

A titre illustratif, sur la RN1, l’axe Ouaga-Bobo, longue de 365 km, on dénombre 141 ralentisseurs soit une moyenne de 2 ralentisseurs par km ; sur la RN6, l’axe Ouaga-Sapouy-Léo- frontière du Ghana longue de 160 km, on dénombre 93 ralentisseurs dont43 en terre et sur la RN3, l’axe ouaga-Dori d’une distance de 246 km, nous totalisons 150 ralentisseurs dont 50 ne respectent pas les normes de construction.

Pour lutter contre la pratique de la vitesse par les conducteurs, le gouvernement a entrepris une série d’actions, parmi lesquelles la prise d’un arrêté ministériel portant obligation d’installation de dispositifs de limitation de vitesse et de contrôle des temps de conduite et de repos dans les véhicules de transport routier et de l’interdiction du transport mixte, et l’adoption du décret portant normes de conception et de construction de ralentisseurs routiers de vitesse au Burkina…

Source: Ministère des Transports