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Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
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Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
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Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

SOCIETE

Des travailleurs de la société  minière, Bissa Gold étaient face à la presse ce mardi 8 mai 2018 à Ouagadougou. Ils ont exprimé « leurs mécontentements et frustrations » face à l’attitude de leur employeur qui a changé unilatéralement les conditions de travail. Malgré ce fait, les travailleurs disent toujours privilégié le dialogue.

Quels sont les griefs de ces travailleurs qui ne sont pas du tout content de leur employeur ? Pour Mohamed Kéré, représentant des travailleurs,  il s’agit essentiellement de la rotation du travail, la valorisation des compétences nationales, la sous-traitance spéculative, le volet santé et sécurité au travail et le climat social. 

Le principal point d’achoppement serait la décision « unilatérale de la direction » de changer le système de rotation des travailleurs. Selon les explications de Mohamed Kéré, initialement la rotation des travailleurs adoptée en janvier 2012 était de 7/7 soit 7 jours de travail de 12h et 7 jours de repos dans des conditions légales avec payement des heures supplémentaires. A l’en croire, cette rotation favorisait aussi bien les travailleurs que la direction. 

C’est en avril 2013 que la direction aurait décidé, « sans concertation aucune » selon M. Kéré, de revoir le système de rotation. La nouvelle rotation était de 4/4 soit 4 jours de travail et 4 jours de repos.

« Dans ces conditions imposées, les travailleurs ont perdu plus de 25% à 30% de leur salaire net » a fait savoir M. Kéré, pour qui les heures supplémentaires aussi ne sont plus payées normalement. Le représentant des travailleurs estime que les heures au delà des heures normales doivent être payées selon les textes du Burkina. A défaut de respecter cela, les travailleurs veulent travailler tout simplement 8 heures par jour et 40 heures par la semaine.

Le représentant des travailleurs a indiqué avoir saisi leur ministère de tutelle et leurs recommandations n’ont jamais été respectées par la direction.

« L’inspection du travail de Kaya avait déjà notifié à Bissa Gold le caractère illégal de ce système de rotation ; aussi les recommandations du ministre en charge du travail dans le sens de trouver une solution à la crise ont été simplement ignorées par la direction de Bissa. Malgré l’implication de nos autorités de tutelles, les points sensibles n’ont toujours  pas eu une résolution favorable » a dit Mohamed Kéré.

Outre le non respect des horaires et des contrats de travail, le représentant des travailleurs  ont dénoncé la non-valorisation des compétences nationales. A ce niveau, les travailleurs font remarquer un manque de transfert de compétence en faveur des travailleurs  nationaux, un manque de formations qualifiantes et une discrimination dans la promotion des compétences.  A coté de cela, ils exhortent leur employeur à abandonner « des propos  et comportements racistes » et les « discours et comportements réducteurs et dénigrants».

Malgré tout, Mohamed Kéré et ses camarades n’iront pas à la confrontation avec leur employeur car ils croient toujours aux vertus du dialogue. « Nous ne sommes pas violents et nous allons continuer avec le dialogue tout en espérant que nos employeurs vont changer » a conclu M. Kéré. En rappel, cette lutte des travailleurs de Bissa Gold est soutenue par le Syndicat des travailleurs  de la géologie des mines et des hydrocarbures.

 

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