Aujourd'hui,
URGENT
Soum: le grand imam de la ville de Djibo a été enlevé ce mardi 11 août 2020 à la mi journée (infowakat.net). 
Sport: la jeunesse de Tampouy rend hommage au défunt journaliste Yannick Sankara à travers le tournoi "Génération consciente". 
Politique: la réception des dossiers de candidature à la présidentielle de 2020 au Burkina Faso fixée du 28 septembre au 3 octobre.
Burkina: un syndicat de journalistes dénonce des intimidations sur les travailleurs des médias publics. 
Culture: le Fonds de soutien du président du Faso aux acteurs culturels reçoit les dossiers de candidature à partir du 12 août 2020. 
Armée: 2250 nouveaux soldats présentés au drapeau le 7 août 2020, au camp militaire Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso.
Burkina: un rassemblement de soutien à Blaise Compaoré interdit à Ouagadougou. 
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   

SOCIETE

Des travailleurs de la société  minière, Bissa Gold étaient face à la presse ce mardi 8 mai 2018 à Ouagadougou. Ils ont exprimé « leurs mécontentements et frustrations » face à l’attitude de leur employeur qui a changé unilatéralement les conditions de travail. Malgré ce fait, les travailleurs disent toujours privilégié le dialogue.

Quels sont les griefs de ces travailleurs qui ne sont pas du tout content de leur employeur ? Pour Mohamed Kéré, représentant des travailleurs,  il s’agit essentiellement de la rotation du travail, la valorisation des compétences nationales, la sous-traitance spéculative, le volet santé et sécurité au travail et le climat social. 

Le principal point d’achoppement serait la décision « unilatérale de la direction » de changer le système de rotation des travailleurs. Selon les explications de Mohamed Kéré, initialement la rotation des travailleurs adoptée en janvier 2012 était de 7/7 soit 7 jours de travail de 12h et 7 jours de repos dans des conditions légales avec payement des heures supplémentaires. A l’en croire, cette rotation favorisait aussi bien les travailleurs que la direction. 

C’est en avril 2013 que la direction aurait décidé, « sans concertation aucune » selon M. Kéré, de revoir le système de rotation. La nouvelle rotation était de 4/4 soit 4 jours de travail et 4 jours de repos.

« Dans ces conditions imposées, les travailleurs ont perdu plus de 25% à 30% de leur salaire net » a fait savoir M. Kéré, pour qui les heures supplémentaires aussi ne sont plus payées normalement. Le représentant des travailleurs estime que les heures au delà des heures normales doivent être payées selon les textes du Burkina. A défaut de respecter cela, les travailleurs veulent travailler tout simplement 8 heures par jour et 40 heures par la semaine.

Le représentant des travailleurs a indiqué avoir saisi leur ministère de tutelle et leurs recommandations n’ont jamais été respectées par la direction.

« L’inspection du travail de Kaya avait déjà notifié à Bissa Gold le caractère illégal de ce système de rotation ; aussi les recommandations du ministre en charge du travail dans le sens de trouver une solution à la crise ont été simplement ignorées par la direction de Bissa. Malgré l’implication de nos autorités de tutelles, les points sensibles n’ont toujours  pas eu une résolution favorable » a dit Mohamed Kéré.

Outre le non respect des horaires et des contrats de travail, le représentant des travailleurs  ont dénoncé la non-valorisation des compétences nationales. A ce niveau, les travailleurs font remarquer un manque de transfert de compétence en faveur des travailleurs  nationaux, un manque de formations qualifiantes et une discrimination dans la promotion des compétences.  A coté de cela, ils exhortent leur employeur à abandonner « des propos  et comportements racistes » et les « discours et comportements réducteurs et dénigrants».

Malgré tout, Mohamed Kéré et ses camarades n’iront pas à la confrontation avec leur employeur car ils croient toujours aux vertus du dialogue. « Nous ne sommes pas violents et nous allons continuer avec le dialogue tout en espérant que nos employeurs vont changer » a conclu M. Kéré. En rappel, cette lutte des travailleurs de Bissa Gold est soutenue par le Syndicat des travailleurs  de la géologie des mines et des hydrocarbures.