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RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

Photo: Burkina 24

SOCIETE

Le monde des médias a célébré ce jeudi 3 mai 2018, la 25e journée mondiale de la liberté de la presse. Sous la houlette du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ), l’événement a été célébré officiellement au cours d’un cérémonial tenu ce jeudi dans la matinée avec la présence du ministre en charge de la communication. Cette année, la commémoration nationale placée sous le thème : « Médias et Justice » coïncide avec le 20e anniversaire du Centre national de presse Norbert Zongo.

Pour Boureima Ouédraogo, président du Comité de pilotage du CNP-NZ, « en dépit des limites objectives liées, entre autres, à la précarité et la vulnérabilité qui caractérisent les entreprises de presse et les professionnels de médias, à l’insuffisance des efforts au niveau étatique pour créer un environnement  socioéconomique et institutionnel favorable, la liberté de la presse semble inscrite dans une dynamique irréversible ».

Il en veut pour preuve le récent classement du Burkina par Reporters Sans Frontière (RSF) en matière de Liberté de presse. Le pays est classé au 41e rang mondial sur 180 pays, 5e en Afrique et 1er en Afrique francophone. Avec ce classement, le Burkina Faso dépasse des pays comme les Etats-Unis. 

Ce classement, selon M. Ouédraogo, est le signe de la vitalité de la presse burkinabè et du travail professionnel abattu par les journalistes dans des conditions difficiles. Cependant, il estime que « cette embellie » ne doit pas cacher les menaces et les obstructions diverses au plein exercice du métier de journaliste au Burkina.

Il s’agit de la non-application de la loi sur l’accès à l’information publique et aux documents administratifs, la subsistance de dispositions liberticides dans les lois régissant la presse, l’environnement économique caractérisé par la précarité et la vulnérabilité des entreprises de presse et surtout les harcèlements judiciaires de certains organes de presse. Pour lui, c’est d’ailleurs ce point qui a amené le centre à mettre le projecteur sur la collaboration de ces deux entités interdépendantes.

« Beaucoup de médias sont aujourd’hui attraits devant les tribunaux et souvent par les hommes de lois. Les déroulements de ce genre de procès et surtout les décisions qui en résultent, laissent penser à des sentences plutôt de vengeance que de justice. Cette situation n’est pas pour faciliter les relations entre les journalistes et les hommes de droit. Il devient de nos jours impérieux d’instaurer un dialogue entre les deux entités » a fait savoir M. Ouédraogo. A cet effet, un atelier  d’échange s’est tenu le 2 mai dernier entre les hommes de médias et les acteurs de la justice.

Le ministre en charge de la Communication, Remis Dandjinou a estimé pour sa part que le thème choisi est d’actualité surtout avec le début du procès du putsch manqué de septembre 2015.

« Il est pourtant indéniable que la justice et les médias sont deux acteurs importants dans le processus démocratique. On y gagnera et on gagnerait tous à établir des bases  plus structurées entre le monde des journalistes et les acteurs judiciaires. En évidence, le caractère complexe de la justice et les médias découle de l’interaction entre les deux systèmes à travers notamment la couverture des questions liées à la justice d’une part, le traitement judiciaire des cas impliquant des médias d’autre part. Le choix de ce thème illustre à plus d’un titre le besoin, voire la nécessité de faire des médias et du pouvoir judiciaire un tandem à l’unisson au profit de la démocratie et de la bonne gouvernance » a laissé entendre Remis Dandjinou.

Le gouvernement, à l’en croire, jouera sa partition pour que les médias puissent continuer leur noble mission dans des conditions favorables. Pour ce faire, il  a indiqué que l’exécutif fera diligence pour l’opérationnalisation du Fonds d’appui à la presse privée et l’activation de la loi portant accès à l’information publique et aux documents administratifs.

En marge de ce cérémonial, le CNP-NZ a lancé l’édition 2018 du prix de la meilleure journaliste. Le panel sur le 20e anniversaire du centre a clos les activités de ce 3 mai. Il était animé par Newton Ahmed Barry, Jean Claude Méda et Me Halidou Ouédraogo avec une modération de l’Ex DG de la RTB, Danielle Bougaïré. 

Le thème au niveau international était : « Médias, justice et Etat de droit : les contrepoids du pouvoir».