Aujourd'hui,
URGENT
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

Les leaders du monde syndical au cours de la marche

SOCIETE

Les travailleurs du Burkina Faso ont commémoré ce mardi 1er mai 2018, la 132e journée internationale du travail. A Ouagadougou, les militants et militantes des centrales syndicales et des syndicats autonomes regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) ont marqué l’événement par une marche meeting. 

La tradition a une nouvelle fois été respectée ce 1er mai 2018. Après une marche dans les artères de la ville de Ouagadougou, les travailleurs se sont donnés rendez vous à la bourse du travail pour un meeting.  Cette année, les syndicalistes n’ont pas remis de cahier de doléance au gouvernement. La raison avancée : le cahier de doléance de 2017 « n’a pas été examiné sérieusement » par l’exécutif. 

Le cahier de doléance de 2017 qui a été remis était constitué de 41 points repartis en cinq axes : du pouvoir d’achat et des conditions de vie et de travail, de l’éducation et de la santé, des libertés démocratiques et syndicales, de l’impunité et de l’assainissement de la gestion de la chose publique, des revendications en faveur des acteurs du secteur informel et des paysans. Le premier point de la doléance était l’augmentation  des salaires et pensions de 25% pour tous les travailleurs pour compter de janvier 2017.

« Notre cahier de doléance de 2017 n’a pas été examiné. La rencontre gouvernement-syndicat n’a pas eu lieu. Et c’est pour cela que nous avons renvoyé le gouvernement à ces leçons pour qu’il puisse respecter le mouvement syndical » a expliqué Guy Olivier Ouédraogo, président du mois de l’UAS. 

Au cours de son allocution, il a indiqué que les lignes n’ont pas encore bougé positivement et les populations burkinabè vivent toujours au quotidien avec la vie chère. A coté de la vie chère, il note la déliquescence du système sanitaire, l’insécurité grandissante avec la recrudescence des attaques terroristes, la crise du logement, la corruption et l’impunité. 

« Dans le domaine de la justice, la déception est encore plus grande avec la poursuite de la politique de l’impunité pour les auteurs de crimes de sang et de crimes économiques » a dit en substance le président du mois de l’UAS. 

Les syndicalistes se sont engagés à défendre vaille que vaille les intérêts des travailleurs et à lutter contre toute mesure gouvernementale tendant à clochardiser les travailleurs et les populations. Raison pour la quelle, ils ont indiqué que ce 1er-mai a été placé sous le signe de l’offensive.

« L’offensive c’est de rester aux aguets et être prêt à réagir si toute fois le gouvernement venait à faire appliquer une décision qui est contradictoire et qui ne permet pas d’améliorer les conditions de vie des populations. C’est cela l’offensive. Nous allons rester donc au front » a dit pour sa part Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération général du travail du Burkina.

Solennellement, les 6 centrales syndicales et les 16 syndicats autonomes ont demandé au gouvernement la prise de mesures énergiques contre l’insécurité, la vie chère et la corruption, une révision positive du Code du Travail et  l’identification et la punition de tous les auteurs et complices de crimes de sang et de crimes économiques, etc.