Aujourd'hui,
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Coronavirus: le Niger a enregistré jeudi 19 mars 2020 son premier cas d'infection (ministère de la Santé du Niger). 
Coronavirus: le parlement burkinabè suspend les plénières à l'hémicycle jusqu'au 1er avril 2020.         
Covid-19: une quinzaine de députés français sont contaminés à ce stade. Ce chiffres est peut-être sous-estimé. 
Coronavirus: le Bénin enregistre son premier cas: un Burkinabè arrivé au Bénin le 12 mars 2020.
Covid-19: les syndicats suspendent la marche meeting du 17 mars, mais maintiennent la grève générale du 16 au 20 mars. 
Coronavirus: 15 cas avérés détectés au Burkina Faso à la date du 15 mars 2020 (ministère de la Santé). 
Covid-19: le gouvernement ferme les écoles du Burkina du 16 au 31 mars 2019. 
Mali: la Canadienne Edith Blais et l’Italien Luca Tacchetto enlevés au Burkina Faso en 2018 retrouvés vivants près de Kidal (Minusma). 
Coronavirus: un troisième cas avéré au Burkina Faso, 7 prélèvements en attente de résultats (ministre de la Santé)

TARGET Malaria et l'IRSS ont expliqué le bien fondé de cette stratégie

SOCIETE

Target malaria est un consortium international de recherche qui vise à développer et partager les technologies génétiques modèles de lutte contre les moustiques, vecteur de paludisme. L’équipe du projet Target malaria a échangé le jeudi 19 avril 2018 avec la presse  burkinabè sur le contenu du projet. 

Mettre au point une nouvelle technologie génétique de lutte anti vectorielle contre les moustiques anophèles, c’est l’ambition du projet Target malaria. Target malaria à l’instar de l’Ouganda et du Mali travaille depuis 2012 dans le Sud-ouest du Burkina Faso sous l’égide de l’institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) à modifier les moustiques vecteurs de paludisme afin de réduire la transmission de la maladie.

Selon le Docteur Abdoulaye Diabaté, coordonnateur du projet, cette nouvelle stratégie contribuera à réduire le fardeau du paludisme en Afrique. A l’écouter, cette technique de lutte vise en effet à compléter les stratégies de lutte mises en place dans les programmes nationaux de contrôle du paludisme. 

A entendre le coordonnateur du projet, Target malaria ambitionne également de ce fait de réduire la population de moustiques vecteurs du paludisme par le biais d’une modification génétique du moustique et réduire ainsi la transmission du paludisme. «(…), il y a les cas de dengue qui ont été signalés l’an passé et l’an surpassé donc, cette méthodologie que nous sommes en train de développer à terme permettra non seulement de pouvoir s’attaquer au paludisme et sur le long terme également la même technologie pourra être utilisée pour nous attaquer aux autres maladies comme la dengue, la philario lymphatique et le zika qui est annoncé» a expliqué Dr Diabaté.

Sur 672 espèces de moustiques présentes en Afrique, Target malaria a fait le choix d’appesantir ses recherches sur trois espèces majeures qui transmettent le paludisme. Il s’agit de l’Anophèle gambiae, l’Anophèle coluzzii et l’Anophèle arabiensis. «Notre technique ciblera uniquement ces moustiques responsables de la transmission du paludisme»

Présentement, les équipes de Target malaria mènent des études en milieu confiné au laboratoire sur les caractéristiques et les comportements des moustiques anophèles génétiquement modifiés dont les mâles sont fonctionnellement stériles et auto-limitatifs. Selon les chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), leur stérilité est induite par une modification génétique ne pouvant être transmise à la génération suivante puisqu’ils sont  stériles.

Target malaria rassure que tout ce travail s’inscrit dans les normes standards internationales. Le projet travaille autours de trois piliers: l’engagement des parties prenantes, la règlementation et la recherche scientifique. 

Sur ce dernier volet, le directeur de l’IRSS, Dr Sylvin Ouédraogo, a fait savoir que ce sont des gens aguerris qui pilotent ce projet. «Ce sont 20 chercheurs titulaires de rang A au sein de la maison et ce sont des gens suffisamment aguerris à ces démarches-là. La chance qu’on a en plus ce ne sont pas des technologies qu’on vient nous donner. Ce sont des transferts des faits afin que nos plateaux puissent produire certains produits durable avec nos hommes» a-t-il indiqué.

Les recherches ne sont qu’à la première phase et sont placées sous le contrôle de l’agence nationale de biosécurité. C’est cette structure qui pourra, à l’issue de la recherche et ce après avoir pesé le pour et le contre, dire si la technologie est utilisable au Burkina Faso.

La Coalition pour la Protection du Patrimoine génétique africain (Copagen) au cours d’un point de presse tenu le jeudi 5 avril dernier avait manifesté des inquiétudes sur ledit projet car elle estime que toutes les garanties sécuritaires n’étaient pas réunies. Par conséquent, elle avait exhorte l’agence nationale de biosécurité « à surseoir à l’examen de la demande d’autorisation du lâcher des moustiques mâles stériles, en attendant que des réponses définitives et rassurantes soient apportées à toutes les interrogations ».

 

 

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