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Indonésie: le prédicateur extrémiste Aman Abdurrahman condamné à mort (RFI)
RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

SOCIETE

Mahamadi Zango, assistant de police et membre du Groupement des Compagnies républicaines de sécurité de la ville de Fada N’Gourma, tué le 13 février 2018, a été porté en terre ce vendredi 16 février au cimetière de Gounghin. A 37 ans, il a été arraché à l’affection des siens alors qu’il était en mission de sécurisation à Natiaboani, à environ 60 km de Fada N’Gourma aux côté de ses frères d’arme. Les honneurs militaires ont été rendus à  ce «vaillant soldat, tombé les armes à la main».

L’atmosphère était lourde en cet après-midi du vendredi 16 février 2018 au cimetière de Gounghin. Parents, amis, collègues et connaissances étaient tous là pour l’ultime hommage rendu à l’assistant de police Mahamadi Zango mort après des échanges de tirs entre sa patrouille et des assaillants inconnus à Natiaboani. Sur les visages des personnes présentes en ce lieu, se lisaient la désolation, la tristesse et l’amertume.

Cette situation qui malheureusement n’est pas la première, chagrine plus d’un. En témoigne les propos du ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo: «nous sommes tous affligés. Je voudrais ici saisir l’occasion pour présenter les condoléances les plus émues du gouvernement à la famille éplorée. Mais aussi, je voudrais exprimer à la famille notre compassion et notre solidarité.»

Clément Sawadogo a salué la «bravoure» des agents de sécurité. «La situation pouvait être pire que celle que nous vivons avec le décès de l’assistant de police Mahamadi Zango. Il faut dire que les conditions dans lesquelles ce dernier a trouvé la mort sont atroces», a confié le ministre en charge de la Sécurité.

Des mesures, dit-il, ont été prises en urgence pour l’accompagnement de la famille.

Même s’il note des insuffisances à ce niveau, et au regard du poids de la charge morale et sociale qui découlent  d’un tel évènement, «nous nous attèlerons dans les semaines qui viennent à étudier cette situation dans le sens de trouver la réponse la plus adéquate», fait-il savoir.

Après avoir passé 9 ans et 6 mois dans l’exercice de ses fonctions en tant que policier, Mahamadi Zango, né le 31 décembre 1981, laisse derrière lui une veuve et 3 orphelins.

Au nom de la famille, Paul Ismaël Zango, le grand frère du regretté, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés de cette attaque, a tenu à remercier l’ensemble des autorités, qui, à l’en croire, «n’ont ménagé aucun effort durant trois jours, pour juguler le problème.» « Mon frère est tombé les armes à la main » et la famille ne peut que «souhaiter que le bon Dieu l’accueille dans son paradis», a-t-il résumé.