Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Le Collectif citoyen pour l’agro écologie (CCAE) a animé ce mercredi 7 février 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les velléités de retour du coton OGM au Burkina Faso. Au vu des tractations sur la problématique du coton Bt, le collectif n’entend pas rester en marge d’où, cette rencontre avec la presse pour donner sa position.


Pour le porte-parole du collectif, Ali de Goamma Tapsoba, au vu de la sortie médiatiques des pros OGM, il ressort des contre-vérités. «Dire que depuis le retour au coton conventionnel, le rendement et la qualité du coton a chuté, c’est méconnaitre ou mépriser l’histoire de la qualité de notre coton» dit-il en soutenant que, «c’est à partir de 2008 avec la production du coton OGM que notre coton a perdu son label de qualité pour devenir un coton bas de gamme et qui se vend difficilement».

Il va plus loin en affirmant qu’en son temps -en 2009-2010- le Conseil économique et social avait interpellé le gouvernement à travers un écrit sur la culture du coton génétiquement modifié. «Mais le gouvernement n’a pas réagi» lance le porte-parole.

Le collectif entend se battre afin d’empêcher une pollution des écosystèmes, une détérioration de l’économie nationale et une intoxication de la population. «C’est démontré que la toxine dans l’organisme peut passer à travers le placenta de la femme et peut contaminer le sang. Il est aussi démontré que les toxines Bt peuvent contaminer les nappes phréatiques. Aussi, cette toxine Bt dans l’alimentation peut intoxiquer» a expliqué M. Tapsoba.

La preuve, selon lui, est que les résidus du coton ne sont pas mangés même par les termites alors que le coton conventionnel, les termites en dévoraient. De son avis, «lorsque vous voyez des insectes qui refusent de manger quelque chose, c’est qu’il y a un degré de poison élevé qui peut attaquer les humains. Donc, le coton conventionnel que le Burkina Faso a cultivé pendant des années n’avait pas de souci par rapport au Bt»

Le porte-parole du Collectif estime que le coton burkinabè était prisé sur le marché international et lorsque le gouvernement s’est retourné au Bt, «personne ne voulait acheter le coton du Burkina et le rendement a baissé».

Au niveau de la semence, les conférenciers soulignent qu’avec 700 à 800 francs Cfa du coton conventionnel, «on pouvait payer la semence pour un hectare de culture mais, avec le coton génétiquement modifié, le même sac pour l’hectare coûtait autours de 28 mille francs Cfa. «Quand vous faites la différence entre 800F et 28 mille francs, cela veut dire qu’il y avait des firmes qui n’avaient que pour objectif de s’enrichir sur le dos des paysans», ont-ils fait savoir.

Dans les jours à venir, le Collectif entend mener des actions afin d’empêcher toute pratique de culture génétiquement modifié au Burkina Faso. A cet effet, il est prévu entre autres une marche internationale contre les OGM et pour l’agro écologie le samedi 19 mai 2018 pour interpeller l’opinion nationale et internationale qu’il y a des velléités de retour du coton OGM. Aussi, le Collectif demande au législateur de réviser la question de la biotechnologie au Burkina «parce que telle qu’écrit, cela favorise l’entrée des OGM».