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G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires

SOCIETE

Depuis 2003, le Burkina Faso a été de tous les combats de la pratique contre les Mutilations génitales féminines (MGF). En cette 15ème journée internationale «tolérance zéro», les acteurs œuvrant dans cette lutte, main dans la main, veulent mettre fin à cette pratique qui «n’honore» pas la gent féminine. Ce mardi 6 février 2018, cette commémoration a été célébré à Ouagadougou sous le thème «mettre fin aux mutilations génitales féminines est une décision politique: tolérance zéro des institutions régionales et sous régionales».



Placée sous le patronage de l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, par ailleurs présidente d’honneur de la lutte contre la pratique de l’excision, cette journée constitue une interpellation à mettre fin aux Mutilations génitales féminines (MGF) dans le monde et en particulier au Burkina Faso.

Pour la secrétaire permanente du conseil national de lutte contre la pratique de l’excision Rachel Badolo, le thème de cette 15ème journée est une interpellation à l’endroit de tout un chacun plus particulièrement les décideurs politiques à savoir les élus locaux. Mais, précise-t-elle,  «notre choix est porter sur ce public cible par ce qu’ils sont plus proche de la population. Et comme ils sont proches de la population, nous avons foi que par leurs actions de sensibilisation surtout, ils vont amener la population à changer de comportement. Donc, ce changement de comportement qui est l’abandon total des MGF d’ici 2030».

Sur le choix de la région du Centre pour célébrer cette commémoration, elle a fait savoir que le taux de prévalence du Centre ouest était de 55% et le plus élevé était le Centre est avec 90%. «C’est au regard des poches de résistances en ville que ma structure a tenu à organiser ce plaidoyer auprès des décideurs politiques pour qu’ils donnent un exemple de la non excision des filles et des femmes et qu’enfin, il ait un abandon total des MGF dans la région du Centre» a expliqué dame Badolo

Et pour la ministre en charge de la Femme, Marie Laurence Ilboudo/Marshall, l’institutionnalisation de cette journée a pour but de renforcer la dynamique au plan international, régional et national en vue d’intensifier l’action mondiale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines. Elle indique que l’action conjuguée du gouvernement, les acteurs de terrains et des partenaires techniques et financiers, a permis d’observer une tendance à la baisse de la  prévalence de la pratique parmi les filles et les femmes âgées de 15 à 49ans.

«Depuis 2010 jusqu’en 2015, nous voyons qu’il y a une baisse de la pratique de l’excision surtout chez les filles de 0 à 14 ans parce que le taux de prévalence est passé de 13,3% en 2010 à 11,3% en 2015. Nous voyons qu’il y a une baisse mais cas même, il y a des poches de résistances donc, il faut toujours sensibiliser» affirme la ministre.
Pour elle, malgré ces acquis quelques peu satisfaisants, la garde ne doit pas être baissée. Elle estime que d’’autres efforts doivent être déployés pour une réduction du taux de prévalence de 20% au Burkina d’ici 2020 conformément aux ambitions du plan stratégique de promotion de l’élimination des MGF.

A entendre la présidente d’honneur, Sika Kaboré, «c’est vrai qu’il faut sensibiliser mais, il faut également réprimer». «Nous espérons que 2020 au plus tôt et 2030 au plus tard, verra effectivement la tolérance zéro aux MGF au Burkina Faso» lance-t-elle.

Aux élus communaux, régionaux et provinciaux, politique, elle les a remerciés pour leur engagement matérialisé par une signature de charte.  «Vous êtes dépositaires d’un pouvoir de gestion au niveau local et à ce titre vous êtes mieux placés que quiconque en terme décisions politiques pour pouvoir rallier à ce combat, la communauté qui vous a élu» a laissé entendre la présidente d’honneur. Elle dit compter sur eux en tant que collaborateurs efficace pour pouvoir mettre fin à cette pratique.

«Dans les jours à venir en relation avec la commune de Ouagadougou, nous comptons pouvoir organiser une formation complète sur la problématique de l’excision au Burkina Faso» a souligné la patronne de la cérémonie avant de conclure que cette formation permettra aux décideurs politiques de mieux s’outiller pour être des collaborateurs les plus efficaces aux côté de la population.