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SOCIETE

 Marie-Soleil Frère, enseignant-chercheur en journalisme a  présenté, jeudi  1er février 2018 à Ouagadougou, son dernier livre intitulé « Journalismes en Afrique », dans lequel elle parle des spécificités du journalisme en Afrique, notamment celle francophone selon une dépêche de l’Agence d’Information du Burkina

« Pour moi, c’est très important qu’on reconnaisse les spécificités  de pratiques des journalistes en Afrique, à quoi sert leur métier dans leur environnement, à quoi il ne sert pas», a indiqué l’auteur,  Marie-Soleil Frère. A travers cette publication, l’«ouvrage explore les systèmes médiatiques d’Afrique et propose des clés pour aborder leurs spécificités via un nombre d’éléments historique, sociologique, juridique, économique et technologique, indispensables pour les replacer dans leur contexte».

L’auteur a dit avoir  pris  en compte quatre paramètres fondamentaux pour voir comment les medias fonctionnent, afin de souligner les similitudes et les différences.

«Je suis allée dans 17 pays pour essayer de voir s’il y avait des caractéristiques communes, mais on  constate qu’il y a des caractéristiques qui viennent de manière systématique», a-t-il souligné.

Marie-Soleil Frère  s’est intéressée au développement des marchés des médias, l’intervention de l’Etat dans le secteur des medias, la relation entre medias et pouvoir politique et le développement du professionnalisme journalistique.

 S’agissant de la question  sur   l’intervention de l’Etat dans le secteur   des medias, l’auteure   a indiqué que  « l’Etat peut donner l’apparence que  leur paysage médiatique est effectivement libre, à travers des lois sur la presse libérale, en mettant en place une instance de régulation, en mettant aussi à la disposition du public des medias publics de manière démocratique». Mais, a-t-elle  poursuivi, «on constate qu’il y a des  dysfonctionnements».«La loi peut être manipulée   politiquement pour se retourner contre les journalistes  et c’est pourquoi dans certains  pays des journalistes sont arrêtés sur la  base d’une infraction», a-t-elle expliqué. Mme Frère a aussi ajouté que l’instance de régulation peut être «récupérée  politiquement pour jouer un rôle d’entrave à une véritable liberté d’expression».

Pour ce qui concerne le  facteur du développement du professionnalisme journalistique, elle a relevé que « les journalistes connaissent très bien  la déontologie  car en général  ils ont été formés ». «Quand il s’agit de l’application, il y a  une série de problèmes qui se posent parce que les journalistes  n’ont toujours  pas la marge de manœuvre qu’il aurait  souhaité avoir», a-t-elle ajouté,  pointant du doigt la pauvreté.

Marie-Soleil Frère est auteure de plusieurs livres, mais celui-ci est  selon elle, « la synthèse  de 25 années d’observations et de travail  sur et avec les medias africains». Elle a aussi indiqué avoir porté son travail sur  l’Afrique francophone car «la presse anglophone a connu une évolution beaucoup plus avancée».

Source : AIB