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Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso
Afrique: 45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique Australe
Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

SOCIETE

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a animé ce lundi 29 janvier 2018 à Ouagadougou une conférence de presse qui a porté sur les préoccupations dues à leur mot d’ordre de grève du 31 janvier prochain. Il s’est agi spécifiquement du procès pour faits de grève contre leur camarade Nonguézanga Kaboré et de l’état de mise en œuvre du protocole d’accord gouvernement/Syntsha du 13 mars dernier.

A travers ce débrayage de 24 heures, le Syntsha entend exiger l’arrêt des tracasseries diverses contre les travailleurs du syndicat notamment pour leur appartenance syndicale, l’annulation pure et simple du procès «inique» engagé pour fait de grève contre leur camarade, le respect du libre exercice des libertés démocratiques et syndicales, le droit de grève en particulier et enfin le respect du protocole d’accord gouvernement/Syntsha.

Le Syntsha dit être surpris d’avoir été informé le 21 novembre 2017 de la convocation de leur camarade Nonguézanga Kaboré le 13 décembre de la même année. Le procès a été reporté au 31 janvier de cette année à la demande du Syntsha. 

Selon le secrétaire général du syndicat, Pissyamba Ouédraogo, ce procès est une atteinte grave aux libertés démocratiques et syndicales. «Ce procès intervient au moment où les travailleurs de la santé humaine et animale sont préoccupés par des blocages qui, sans solutions urgentes, menacent l’avenir même du protocole gouvernement/Syntsha» a-t-il dit.

Pour leur part, la participation à un mot d’ordre de grève ne saurait être assimilée à un délit. «Pas de faute, pas de procès» lance M. Pissyamba. En conséquence, à écouter le Syntsha, ce procès participe donc de façon manifeste à l’acharnement du pouvoir contre leur syndicat dans le but évident de démobiliser les travailleurs de la santé humaine et animale. «Il ne s’agit donc ni plus ni moins que d’un procès pour fait de grève que nous dénonçons et condamnons avec la dernière énergie» précise le secrétaire général.

S’agissant du protocole d’accord gouvernement/Syntsha datant du 13 mars 2017, le Syntsha estime qu’il «est en souffrance». M. Ouédraogo indique que cet état de fait vient corroborer les remises en cause programmées des acquis des travailleurs par le manque de volonté réelle du gouvernement à respecter ses engagements. Il a souligné que le déblocage de la mise en œuvre dudit protocole d’accord, une rencontre regroupant toutes les parties sera convoquée ultérieurement.

Le Syntsha a tenu à réaffirmer que cette lutte vise à apporter sa contribution à la défense et à l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales d’une part et, d’autre part à l’amélioration de la qualité des soins à travers l’application conséquente du protocole d’accord. «Pour l’heure, la réaction du gouvernement reste en deçà de nos attentes» lancent les conférenciers. Ils exhortent les travailleurs de la santé humaine et animale à se mobiliser. Et, ils disent tenir le gouvernement «pour seul responsable de la détérioration du climat social dans les secteurs de la santé humaine et animale s’il persistait dans cette attitude de mépris à l’encontre des travailleurs et de leur syndicat».

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