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Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire

SOCIETE

La mission Fas’Eau, consortium d’organisations de la société civile (OSC) et de médias engagés à promouvoir les droits humains à l’eau et à l’assainissement, a été officiellement lancée le vendredi 19 janvier 2018 à Dédougou (Région de la Boucle du Mouhoun) sous le double parrainage du ministre en charge de l’Eau et de l’assainissement et de son homologue en charge des droits humains. A partir de cette date, la mission devra s’atteler dans la défense des droits humains des populations dans l’accès à l’eau et à l’assainissement et ce jusqu’au 31 décembre 2020.

L'Assemblée générale de l'Onu  a adopté en 2010, une résolution qui indique que « le droit à une eau potable, salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme ». 

Au Burkina Faso, le droit à l’eau potable et à l’assainissement a été constitutionnalisé en 2015 par le Conseil national de la Transition. En effet, l’article 18 de la Constitution stipule que « l’éducation, l’eau potable et l’assainissement, l’instruction, la formation, la sécurité sociale, le logement, l’énergie, le sport, les loisirs, la santé, la protection de la maternité et de l’enfance, l’assistance aux personnes âgées, aux personnes vivant avec un handicap et aux cas sociaux, la création artistique et scientifique, constituent des droits sociaux et culturels reconnus par la présente Constitution qui vise à les promouvoir »

Malgré cela, l’accessibilité en eau potable et en assainissement demeure une équation. Selon les statistiques (2016) du ministère en charge de l’Eau et de l’Assainissement, le taux d’accès à l’eau potable était plus de 72,7% au niveau national soit 91% en milieu  urbain et 65,3% en milieu rural. En matière d’assainissement, le taux est de 13% en milieu rural contre 35% en milieu urbain soit un taux national de 20%.   

La mission Fas’eau aura donc pour mission en collaboration avec l’Etat burkinabè et les partenaires à augmenter les différents taux via l’approche fondée sur les droits humains en matière d’eau et d’assainissement.

« L’approche fondée sur les droits humains dans le secteur de l’eau et de l’assainissement est un vrai défi au niveau national. (…) Nous allons développer sur le terrain, un paquet d’activités qui va permettre de concrétiser ces questions de droits humains à l’eau et à l’assainissement. (…) on attend que les médias membres du consortium puissent créer des espaces qui permettent aux citoyens de s’exprimer et d’exprimer leur ressenti sur la question du droit à l’eau et à l’assainissement. Il s’agira pour les organisations de la société civile d’accompagner les citoyens à  pouvoir revendiquer ces droits vis-à-vis des débiteurs d’obligations, c'est-à-dire mettre la pression sur les détenteurs  d’obligations pour qu’on puisse accélérer l’accès universel à l’eau  et à l’assainissement » a expliqué Hilaire Firmin Dongobada, coordonateur de la mission.

Garantir d’ici 2030 l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement tout en assurant une gestion durable des ressources en eau est l’axe 6 des objectifs de développement durable (ODD). Les actions donc de cette mission devra permettre d’atteindre sensiblement ledit objectif fixé par les Nations Unies.

« Afin que ces droits soient effectifs, nous avons besoin que les citoyens assument leur part de responsabilité qui sont leurs devoirs en mettant aussi l’accent sur la solidarité qui est une valeur cardinale de notre société. (…) J’invite les organisations de la société civile membres ou non du consortium en charge des activités de la mission à œuvrer de manière constructive afin que le progrès escompté dans le secteur de l’eau soit effectif » tel est le message du ministre en charge de l’eau et de l’assainissement lu par Kouka Jérémie Ouédraogo, secrétaire général de la région de la Boucle du Mouhoun.

La mission Fas’eau est une initiative de promotion de l’approche fondée sur les droits humains dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Elle bénéficie du soutien de la coopération danoise au Burkina Faso et d’Oxfam. L’objectif général de la mission est de « fortifier une société civile représentative défendant les droits humains auprès du gouvernement» dans le secteur eau et assainissement. 

Sa période d’exécution va du 1er juillet 2017 au 31 décembre 2020 pour un budget estimatif de plus de 982 millions de F CFA. Les différentes activités seront exécutées sur le territoire national et dans la région de la Boucle du Mouhoun avec les communes de Dédougou et de Nouna comme zones pilotes. Sur le terrain, la mission est exécutée par le consortium de 10 OSC (AFJ/BF, CGEE, CNLB, Eau Vive, LCB, LVIA, MBDHP, Musée de l’Eau, SPONG, WaterAid) et 5 médias (Fasozine, Lefaso.net, Radio Oméga, RTB, Savane FM) dont IRC est le chef de file.