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Ouagadougou: des assaillants ont été neutralisés ce 22 mai 2018 par les forces de sécurité dans un quartier périphérique de la ville 
Burkina: la Coodination des syndicats du ministère de l'économie et des finances (CS-MEF) empêchée de tenir son piquet de grève (CGT-B)
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Burkina: Human Rights Watch dénonce des meurtres commis par des terroristes et l’armée burkinabè(rapport)
Burkina: un soldat de la GSPR tue sa copine avant de se suicider, une enquête ouverte par la gendarmerie 

SOCIETE

Les enseignants ont abandonné ce  mardi 9 janvier 2018 salles de classes et bureaux pour manifester leur mécontentement. Rassemblés à la Bourse du travail de Ouagadougou, à travers ce mot d’ordre de grève de 72 heures observé sur toute l’étendue du territoire national, les enseignants exigent la satisfaction de leur plateforme revendicative minimale. 

Le présent débrayage de 72 heures constitue un des mots d’ordre de la Coordination nationale des syndicats de l'Education dans l’objectif d’amener le gouvernement à apporter les solutions idoines à la plateforme minimale du corps enseignant résumée en quatre points. Il s’agit de : l’adoption d’un statut valorisant le personnel de l’éducation et de la recherche; l’amélioration de l’accès à l’éducation; l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs du système aussi bien pour les élèves que pour les étudiants pour un système éducatif plus efficient et la revalorisation de la fonction enseignante.

Selon le secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l'éducation et de la recherche (F-Synter), Souleymane Badiel, cette grève de 72 heures qui s’étale du 9 au 11 janvier prochain, est un des mots d’ordre car, il y a d’autres mots d’ordre en cours.  «Si rien n’est fait, ils vont se poursuivre jusqu’à la fin du second trimestre» prévient-il.

M. Badiel a précisé que les négociations avec les autorités sont toujours en cours. «Nous sommes toujours en négociation, la dernière séance a eu lieu le vendredi dernier et nous reprenons le mardi prochain», a-t-il affirmé. Il souligne par ailleurs que, «ce qui peut permettre de suspendre ou de lever définitivement le mot d’ordre de grève, c’est le contenu des résultats atteints dans la négociation ».

Ces enseignants disent être conscients de l’impact de leur mot d’ordre de grève sur l’année scolaire mais, ils disent travailler à faire en sorte que ces conséquences ne soient pas irréversibles sur le système éducatif.  C’est pourquoi, depuis le mois d’octobre, explique M. Badiel «nous essayons de mettre en route des mots d’ordre de grève qui ne bloquent pas de façon permanente l’action principale qui est celle de l’enseignement. Donc, nous demandons au gouvernement d’apporter des solutions diligentes et rapides à notre plateforme afin que la sérénité revienne dans nos écoles et établissements et que nous puissions reprendre nos activités».

Et la trésorière générale du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Synateb), Hélène Sandwidi d’ajouter: «si nous obtenons gain de cause, on pourra rattraper l’année scolaire en travaillant les jours fériés et les jours non ouvrables. L’essentiel est que nous obtenons ce que nous demandons. Même s’il y a une petite avancée dans nos revendications, nous ferons tout pour rattraper l’année.»

Pour le Sg du Synateb, François de Salle Yaméogo, «il y a des moments où il vaut mieux avoir une année blanche qu’une vie blanche». Il pointe un doigt accusateur sur le gouvernement quant aux conséquences de cette crise. «Si le gouvernement contraint les enseignants et les élèves à aller à une année blanche, il assumera toutes les conséquences. Ce n’est pas par plaisir que nous observons trois jours de grève. Ce n’est pas par plaisir également que nous enseignons nos enfants et nous refusons de les évaluer, mais ce sont des stratégies syndicales que le gouvernement nous oblige à utiliser pour nous faire entendre. Pour un gouvernement sérieux on ne devait pas en arriver là ». 

Concernant ces 72 heures de grève, il a indiqué que le préavis a été déposé il y a très longtemps et que le gouvernement ne s’est pas inquiété. «Si le gouvernement s’inquiétait pour les parents et les élèves, il aurait dû examiner la question rapidement avant la date d'aujourd’hui pour ne pas nous contraindre à un arrêt de travail».

 

 

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