Aujourd'hui,
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Liberia: La présidente sortante Sirleaf dit non à son exclusion du parti (UP), tout en promettant de faire appel de cette décision (koaci.c
Boussé: Un élève blessé par balle, alors qu’il prenait part à une manifestation de soutien aux enseignants
G5 Sahel: la Mauritanie supprime le visa d’entrée imposé aux Burkinabè
Chan 2018: Les Étalons locaux font match nul 0-0 face à l'Angola comptant dans la 1ere journée de la poule D
Burkina: Le Syndicat des travailleurs de la Santé humaine et animale annonce une grève d’avertissement de 24 heures le 31 janvier
Politique: Le groupe parlementaire du CDP  a promis revenir sur le code électoral de 2015 qui a exclu leur président Eddie Komboigo
Liberia: la présidente sortante, Ellen Sirleaf exclue pour avoir «violé la Constitution du parti» (RFI)
Djibo: les populations ont marché pour exiger la libération du Dr Ken Elliot enlevé il y a deux ans de cela 
Burkina: La direction des impôts devra mobiliser la somme de 918 milliards de F CFA au profit du budget de l'Etat

SOCIETE

Quatorze chaines nationales, c’est le nombre que compte le premier multiplex, en référence à la Télévision numérique terrestre (TNT). Le lancement officiel de ce dispositif est intervenu ce jeudi 28 décembre 2017 à Ouagadougou par Cherif Sy, Haut représentant du président du Faso, qui avait à ses côtés le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Rémi Fulgence Dandjinou, ainsi que d’autres ministres. 

«C’est un ouf de soulagement» pour l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la télévision. C’est l’impression donnée par les éditeurs de services télévisuels. Alors qu’elle était attendue pour juin 2015, c’est finalement deux ans plus tard que la TNT sera effective. Et ce après le rendez-vous manqué du 30 septembre dernier. Comme le souligne Kadidia Savadogo, la directrice générale de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT),  la TNT est là et bon nombre de ménages pourront bénéficier de ses avantages pour ce qui est de la qualité des images et du son.

De son côté, Rémis Dandjinou, souligne que «la Télévision numérique terrestre est une véritable révolution pour le secteur de l’audiovisuel national. Elle va améliorer de façon significative, le droit à l’information». Toujours dans le même élan, il a tenu à rassurer les uns et les autres de ce que la TNT est un dispositif pour tous les Burkinabè. Ainsi, pour permettre une appropriation facile des populations, le gouvernement, par la voix de son porte-parole, a pris des dispositions à cet effet. Il en ressort la décision de procéder à une exonération douanière pour ce qui est de l’importation des décodeurs. Aussi, le prix du décodeur sera fixé à 10.000 francs tout au plus.

En clair et à en croire le ministre de la communication, cette vision gratuite entend permettre une accessibilité à tous. Par ailleurs, M. Dandjinou précise que «c’est aussi la télévision de la diversité, de l’accès à la culture, à la découverte et l’émerveillement offerts à tous. C’est cela pour nous la vraie promesse du numérique : à savoir la diffusion de nouvelles aventures télévisuelles, plus libres, plus diverses, plus proches des téléspectateurs.»

La TNT est une nouvelle technologie de diffusion qui permet de recevoir la télévision en qualité numérique par une antenne râteau. Contrairement à la version analogique, elle dispose de cette aptitude à pouvoir transporter 15 à 20 programmes sur une seule fréquence avec une excellente qualité d’images et de sons.

Ce lancement de la télévision numérique terrestre a été salué à juste titre par les éditeurs de service télévisuel, qui considèrent ce moment comme une victoire d’étape. Toutefois, ceux-ci, par l’entremise de leur président, Issouf Saré, soutiennent qu’il va falloir relever d’autres défis. «La couverture effective de l’ensemble du territoire, la diffusion sans interruption et sans perturbation du signal», sont autant de gageures à relever, selon directeur général de la télévision BF1.

Rémis Dandjinou a affirmé que la période de transition de l’analogie au numérique, encore dite multicast  va durer six mois avant l’extinction du signal.