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Siao: le Madagascar, pays invité d’honneur de la 15e édition
Burkina:  «Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique» est le thème du Siao 2018 (26 octobre-4 novembre)
Burkina: l’abbé Prosper Bonaventure Ky nommé évêque de Dédougou
Football: l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, Henri Michel, est décédé ce 24 avril 2018.
France: Soupçonné de corruption au Togo et en Guinée, l'homme d'affaires français, Vincent Bolloré, en garde à vue.
Burkina: tué lors de l’attaque du camp de la Minusma, le Caporal Yaméogo Ibrahim (35ans) a été inhumé ce lundi au cimetière de Gounguin

SOCIETE

L’ONG Afrique contre le tabac (Aconta), la Ligue des consommateurs du Burkina Faso et le Réseau des journalistes antitabac du Burkina Faso (Rejat-BF) ont organisé une conférence de presse le vendredi 22 décembre dernier à Ouagadougou. L’objectif était de féliciter et de remercier le gouvernement et l’Assemblée nationale pour avoir pris la décision d’augmenter la taxe sur le tabac qui passe de 30 à 45%. Cette décision, qu’ils qualifient «courageuse et judicieuse», est pour eux un cadeau de Noël fait aux populations du Burkina.

Aux yeux des conférenciers, cette mesure est aussi salutaire qu’apposer des images sur les paquets de cigarettes. «C’est la mesure que l’industrie du tabac craint le plus. Et il convient de préciser que l’examen dudit projet de loi s’est opéré dans des conditions ou l’interférence de l’industrie du tabac était une fois de plus flagrante et ce, en contradiction totale de l’article 5.3 de la CCLAT», a souligné le coordonnateur de Aconta, Salif Nikiéma.

Selon l’Institut of health metrics and evaluation (IHME), au Burkina Faso, le tabac fait 4 800 décès par an dont 1 300 sont des non-fumeurs, victimes du tabagisme passif. Cette décision du gouvernement, à entendre M. Nikièma, va donc permettre de limiter les dégâts. «L’augmentation des taxes sur le tabac est particulièrement importante pour protéger les jeunes en les dissuadant de commencer ou de continuer à consommer des produits du tabac. La prévalence du tabagisme chez les adultes est de 24% chez les hommes et de 4% chez les femmes; 19% chez les jeunes de 13 à 15 ans. Dans quelques années, nous allons dresser le bilan pour voir l’impact des politiques fiscales et de lutte antitabac», a expliqué le coordonnateur de Aconta.

Ces trois organisations de la société civile comptent mettre l’accent sur la veille citoyenne à travers un suivi évaluation pour permettre l’effectivité de la loi. «Nous, nous allons multiplier nos différentes activités sur la fraude et toujours conjointement avec la direction générale des impôts et les forces de défense et de sécurité (…). Avec ces agents, nous profitons souvent vérifier les factures parce que, quelqu’un qui est à jour de sa fiscalité, cela se répercute sur la facture. Ceux qui ne sont pas à jour, rapidement on les dénonce. Donc, si on arrivait à combattre ces fraudeurs, cela apporterait une plus-value à cette loi qui vient de naitre. Nous ne comptons baisser les bras», a dit le représentant de la Ligue des consommateurs, Assimyou Compaoré.

Des explications du coordonnateur de l’ONG Aconta, il ressort que dans l’avenir, cette taxe permettra de renflouer les caisses de l’Etat jusqu’à hauteur de 8 milliards de francs CFA par an. Mais, précisé-t-il, «cela doit être encadré par des mesures pour éviter que l’industrie du tabac ne triche lors des importations, de la production ou de la déclaration».

Par ailleurs, ces organisations invitent les autorités judiciaires à emboiter le pas du gouvernement et de l’Assemblée nationale c’est-à-dire accélérer le traitement du dossier relatif à l’apposition des avertissements sanitaires graphiques sur les emballages du tabac.

A noter que c’est le mercredi 20 décembre dernier que la loi portant code général des impôts a été votée à l’unanimité des 117 votants par la Représentation nationale.