Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)
Religion: la célébration du Maouloud est prévue dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2017 (FAIB).
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro intègre la nouvelle direction du RDR comme vice président chargé de la région du Tchologo

SOCIETE

Le Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) en partenariat avec la Deutsche Welle Akademie a tenu du vendredi 10 au samedi 11 novembre 2017 à Fada N’Gourma, un forum des hommes de médias et des acteurs locaux pour une paix durable dans la région de l’Est du Burkina. Placé sous le thème,  «Quelle contribution des médias pour la promotion de la paix entre les acteurs locaux?», ledit forum a connu la participation des représentants de la chefferie coutumière, des forces de sécurité, de la société civile, des Koglweogos et des journalistes des médias locaux.

Pour les organisateurs de ce cadre d’échange, le choix de Fada N’gourma se justifie tout simplement par le fait que la capitale de la région de l’Est a été secouée ces dernières années par une série de conflits : conflits fonciers, conflits éleveurs-agriculteurs, conflits entre Forces de sécurité et groupes d’auto-défense Koglweogo.

Et selon le secrétaire général du RIJ, Oumar Paténéma Ouédraogo, ces différentes crises ont porté un coup à la cohésion sociale. Raison pour la quelle, il était important de réunir tous les acteurs sur une même table afin d’identifier les conflits majeurs, leurs causes et les solutions pour y mettre fin. Mais bien avant le forum qui s’est tenu le samedi, une dizaine de  journalistes issus des médias locaux de la région ont eu droit à une formation sur  l’éthique et la déontologie et sur le journalisme sensible aux conflits.

« Nous avons estimé que pour venir à bout des conflits et à les prévenir, il va falloir jouer notre partition. Et notre partition, nous la jouons à travers l’organisation de ce forum qui permettra de réunir tous les acteurs de la localité pour échanger autour de cette problématique. L’objectif  de cette activité est donc de trouver ensemble, les pistes de solutions pour une paix durable dans la région de l’Est » a fait savoir M. Ouédraogo.

Le Haut commissaire de la province du Gourma, Jean Yves Béré, a salué cette initiative du RIJ et de ses partenaires de tenir cette rencontre dans le chef lieu de sa province. Il a saisi l’occasion  pour rappeler que les questions touchant à la paix et à la cohésion sociale sont placées au centre des préoccupations du gouvernement qui en fait son cheval de bataille.

« Selon le rapport 2015 du ministère en charge des droits humains sur l’état des lieux des conflits, la région de l’Est arrive malheureusement en deuxième position après celle du Sahel  en matière de recrudescence des conflits. Ces conflits sont soient communautaires, entre agriculteurs et éleveurs, foncier ou liés à la chefferie, etc. De ce fait, les médias doivent jouer un rôle crucial dans la prévention et la résolution de ces conflits et à la cohésion sociale.  A titre illustratif, les échanges directs entre les populations, les autorités locales et les journalistes constituent un tremplin pour chacun des acteurs d’évoquer les difficultés relatives à la collaboration afin de trouver des solutions pour une meilleure prise en compte de leur préoccupation respective » a indiqué le Haut commissaire représentant pour la circonstance le gouverneur de la région.

Les échanges directs qui ont duré plus de 4 heures ont permis aux participants d’identifier les conflits majeurs qui minent leur contrée. Il s’agit essentiellement des conflits sur la double chefferie, conflits foncier et agriculteurs-éleveurs, des rapts des filles et les conflits entre populations, forces de sécurité et les comités d’autodéfense Koglweogo.

Comme solutions, les participants ont préconisé, entre autres, que l’Etat assume sa responsabilité en utilisant ses prérogatives régaliennes, que les autorités coutumières s’écartent de la scène politique tout en clarifiant les règles de successions. 

Outre cela, en ce qui concerne les conflits agriculteurs éleveurs, il faudrait que l’Etat clarifie à tous, les zones de pâturages et les zones réservées à l’agriculture et que tout contrevenant soit sanctionné. Pour le cas des Koglweogo, ils ont interpellé l’Etat à assurer la sécurité à tous les Burkinabè et que les comités d’autodéfense respectent les règles définies par l’autorité compétente.

Après la remise des attestations, les organisateurs du forum ont invité les journalistes à produire des œuvres de qualité afin d’aider à prévenir les conflits dans leur localité.