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SOCIETE

La 7e édition  du Festival international de la Liberté d’expression et de Presse (Filep) a ouvert ses portes ce mercredi 8 novembre 2017 à Ouagadougou et ce jusqu’au samedi 11 novembre  prochain. « Défis sécuritaires en Afrique : rôle et responsabilité des médias» est le thème de l’édition 2017 qui réunira environ 250 participants venus du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs.

Plusieurs activités sont au menu de cette édition du Filep : un colloque international sur la thématique, une exposition photo et de caricatures de presse, une rue marchande dénommée « marché du commerce équitable » et un concert live de clôture prévu le samedi prochain.

Pour Boureima Ouédraogo, président du comité d’organisation, le thème a été choisi compte tenu du contexte sécuritaire actuel dans la bande sahélo saharienne. Il vise aussi à mettre sur le centre des réflexions la contribution des médias dans la quête des sociétés stables. 

« Si la question de la sécurité constitue un enjeu de gouvernance, les médias ne peuvent pas rester en dehors de la réflexion. Comme disait quelqu’un, la sécurité est une question très sérieuse qu’il ne faut la laisser aux seules mains des acteurs de la sécurité et de la défense » a fait savoir Boureima Ouédraogo.

Et pour mieux décortiquer la thématique, 12 communications seront animées par des journalistes, des universitaires, des spécialistes des questions des droits humains et de la question sécuritaire. 

Chériff Sy, haut représentant du chef de l’Etat, a indiqué que les axes de la réflexion de cette édition du Filep sont appropriés  car ils tiennent compte de la situation du moment. 

« En choisissant de réfléchir sur le thème :Défis sécuritaires en Afrique : rôle et responsabilité des médias, vous démontrez une fois encore que vous prenez toute la mesure des problèmes véritables qui minent la marche de notre continent vers le progrès, vers un développement économique et social humain et durable. Vous vous inscrivez dans l’actualité brûlante des préoccupations des populations. Et je ne peux que m’en réjouir en tant que journaliste, engagé comme vous, dans le même combat depuis plus de trente ans maintenant » a-t-il dit.

Le Festival initié depuis 2007 par le Centre National de presse Nobert Zongo se veut un  espace et un cadre privilégié pour discuter de la légitimité et du pouvoir des médias en rapport avec la gestion publique et le fonctionnement des institutions. 

A en croire M. Sy, face aux défis sécuritaire, il faut impérativement que les médias trouvent d’autres voies afin d’informer les populations sans pour autant perdre leur indépendance dans le traitement de l’information.

« Les systèmes sécuritaires de nos jeunes Etats sont mis à rude épreuve. Nos populations terrorisées sont au bord du désarroi. Une telle situation ne doit pas laisser les médias indifférents. Il est urgent de trouver de nouvelles voies d’informer sans paniquer les populations, de collaborer avec les Forces de Défense et de Sécurité sans aliéner l’indépendance des médias, et dénoncer les terroristes sans courir des risques pour notre sécurité et notre intégrité» a-t-il recommandé.

Au cours de ces 4 jours du festival, les participants rendront hommage au journaliste Justin Coulibaly l’un des précurseurs du Filep, décédé le 29 septembre 2017.

 

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Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

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