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SOCIETE

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Burkina Faso, Ikezaki Tamotsu, et Yuko Morishige représentante de l’ONG Core (Community Road Empowerment ou  Michibushinbito en japonais), ont procédé ce jeudi 2 novembre 2018 à la signature d’un contrat de don, dans les locaux de l’ambassade japonaise à Ouagadougou. Cette cérémonie était le point de départ de l’exécution du projet d’aménagement de routes rurales avec sacs remplis de terre (Do-noh en japonais). La valeur du financement octroyé par le Japon est estimée à environ 95 millions de francs CFA.

D’un montant total de 18.914.258 yens soit 94.612.808 francs CFA, ce financement «non-remboursable», est destiné à l’exécution de la troisième phase du projet d’aménagement de routes rurales avec des sacs remplis de terre. Selon Ikezaki Tamotsu, cette initiative a pour objectif de «redynamiser les organisations villageoises de façon durable».

En outre, «les objectifs visés englobent non seulement l’amélioration de la mobilité en zone rurale mais aussi le transfert de technologie», précise l’ambassadeur du Japon. Il explique aussi que c’est dans cet aspect de la double perspective de développement que ledit projet trouve toute sa pertinence.

Mais face à la praticabilité assez difficile ou quasi impossible de ces voies à certaines périodes de l’année, chose qui, foi de M. Tamotsu, «constitue un frein considérable au développement socio-économique des régions», qu’il a été jugé nécessaire d’agir. Et en la matière, il revient à l’ONG japonaise Core  de faire montre de son expertise dans l’entretien et la réhabilitation de routes rurales, à travers le projet «Do-noh».

Pour réhabiliter ces pistes,  «une technique qui consiste à compacter de la terre dans des sacs de céréale de 25 kg, afin de boucher les trous sur les routes» sera employée, a fait savoir Ikezaki Tamotsu.

A en croire Yuko Morishige, représentante de l’ONG Core, l’exécution de ce projet va permettre un «transfert de la technique Do-noh au Burkina Faso et une autonomisation des communautés qui n’attendront plus de l’aide pour améliorer leurs conditions de vie». 

Financée par le ministère des affaires étrangères du Japon, dans le cadre de dons aux micro-projets des ONG japonaises, cette troisième étape du projet d’aménagement de routes rurales avec des sacs remplis de terre s’effectuera dans trois localités. Ce sont les villages de Mê, de Gnafongo et de Dissiné. Cependant, cette méthode qui sera mise en œuvre dans ces zones mentionnées a été expérimentée à Sidéradougou, précisément à Ouratenga en mars 2014. Et par la suite d’autres localités en ont bénéficié.

Ce qui fait qu’à ce jour, «il a été réalisé 6.919 mètres de route. Avec par exemple une route d’une hauteur de 1,5 mètre et de deux routes avec retenue d’eau», a confié Yuko Morishige. Et à celle-ci, de se réjouir des résultats enregistrés à la suite de ces travaux. Depuis lors, «les populations vers la zone de Sidéradougou peuvent raccourcir leur trajet de 85 km pour rejoindre Bobo-Dioulasso, sans passer par Banfora. L’ambulance peut venir jusqu’au fond de cette zone pendant la saison pluvieuse, etc.»  

Les deux premières phases ont connu un franc succès et ont permis l’amélioration des pistes rurales de quelques localités, facilitant ainsi la mobilité des populations bénéficiaires. Mais il n’en demeure pas moins que des efforts doivent être fournis pour connaitre pareil résultat à la clôture de cette phase à venir.

«Je renouvelle une fois de plus mon appel au gouvernement du Burkina Faso de bien vouloir nous accompagner dans la réalisation de cette troisième phase, et favoriser le transfert de cette méthode qui apportera sans doute de meilleures conditions de vie aux communautés et une autonomisation des organisations villageoises», a indiqué Yuko Morishige.   

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