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SOCIETE

Le Fonds des Nations unis pour la population (UNFPA), en collaboration avec le GBCHealth, le Réseau des jeunes Afryan et le Rebrandin africa Forum (RAF), ont organisé une rencontre  intergénérationnelle «Investir dans la jeunesse pour accélérer le dividende démographique : progrès et perspective». La rencontre s’est tenue ce jeudi 5 octobre 2017 à Bruxelles.

En organisant cette rencontre d’échanges, l’objectif affiché des organisateurs était de créer une plate-forme d’échanges qui permette aux acteurs gouvernementaux, au secteur privé et aux Organisations de la société civile de discuter des besoins et possibilités d’investissement dans la perspective de profiter pleinement du dividende démographique en Afrique. Pari tenu en témoigne les débats menés avec une pointe de passion par les participants. 

C’est une notion assez longue à définir, mais on peut retenir que le dividende démographique indique «les avantages que les économies seraient susceptibles de tirer d’une phase particulière de la transition démographique durant laquelle l’évolution numérique des différentes classes d’âge conduit à maximiser la proportion d’actifs, source de richesses, et à minimiser corrélativement celle des inactifs source de dépenses». En «Français facile» on peut le résumer ainsi : la proportion des personnes à charge (les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées) diminue pendant que celle des adultes en âge de travailler (les personnes de 15 à 64 ans) augmente. Ainsi, le ratio de dépendance (nombre de personnes à charge pour 100 personnes en âge de travailler) diminue.

Informations justes et objectives
Il s’agit donc de maîtriser la démographie, donc la natalité, afin d’impulser une dynamique de croissance. C’est donc une  équation essentielle à résoudre par les dirigeants africains. Les médias, qui ont une lourde responsabilité sociétale, peuvent aussi jouer un grand rôle. Comme le souligne Thierry Hot, le fondateur et CEO du RAF, la presse a dépassé le stade de quatrième pouvoir. «Vous n’êtes pas le quatrième pouvoir, mais le premier puisque les autres pouvoirs ont besoin de vous pour atteindre leurs objectifs». Le fondateur du RAF émet le vœu que cette session puisse renforcer l’idée de la création d’un réseau averti sur les questions de dividendes démographiques.

Un souhait ardemment partagé par le ministre tchadien de l'Economie et de la Planification du développement, Nguéto Tiraïna Yambaye qui préside aussi le projet régional sur l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD). «C’est le début de l’engagement des femmes et hommes de médias et des célébrités en faveur du dividende démographique », a-t-il lancé.

«L’environnement économique a évolué. Faire des enfants ce n’est pas un métier. Nous voulons des enfants biens soignés, bien éduqués. L’Afrique ne doit plus mendier. C’est pourquoi la question du dividende démographique est importante. Les politiques peuvent prendre des décisions, mais les médias doivent vulgariser, expliquer. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, dix personnes suffisent pour propager de fausses nouvelles. Nous avons donc besoin du professionnalisme des journalistes pour diffuser des informations justes et objectives», ajoute en substance le ministre tchadien.

Fédérer des artistes
La session de ce jeudi a été consacrée à l’analyse de la question de l’opérationnalisation de l’engagement des médias dans les questions de dividende démographique. Le témoignage poignant de la journée viendra de l’artiste Coumba Gawlo, présente dans la salle. «Lorsque que j’étais petite, quand je faisais des erreurs, au lieu de me réprimander, mon père me chantait mes éloges en récitant mon arbre généalogique pour me rappeler les mérites de mes ancêtres. Cela m’aidait à mieux me connaitre moi-même. Je pense qu’aujourd’hui, il faut aider les jeunes à se connaitre. Ce qui peut les aider à comprendre qu’ils peuvent avoir un avenir en Afrique. Pour avoir cet avenir, cela passe par la maitrise du dividende démographique. Cela passe également par la scolarisation des femmes et le combat contre les mariages forcés et précoces. Il faut rendre les femmes autonomes.»

Dans ce combat, estime-t-elle, les artistes ont un énorme rôle à jouer. Elle explique que «la sensibilisation et la conscientisation sont essentielles dans le rôle de l’artiste, la musique étant un puissant vecteur qui touche les jeunes».

Sur le champ, elle lance une proposition concrète. Fédérer des artistes autour d’un projet commun: celui de passer des messages liés aux questions de dividendes démographiques dans des chansons dans différentes sonorités et langues pour sensibiliser. «Je reste convaincue que la musique est la meilleure voie pour sensibiliser, fédérer», conclut l’artiste musicienne sénégalaise, qui est aussi patron de presse.

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