Aujourd'hui,
URGENT
Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa (vice-président) succède officiellement à Robert Mugabe
Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)

SOCIETE

Le monde de l’éducation nationale était en ébullition en cette matinée du lundi 25 septembre 2017. Pendant que le comité de suivi du mandatement des sortants de l’ENS-UK et de l’IDS était en conférence de presse pour exiger leur mandatement effectif et intégral avant la rentrée scolaire, les enseignants recrutés en 2016 sur mesure nouvelle étaient pour leur part en sit-in devant le ministère en charge de l’éducation nationale pour réclamer leurs salaires non perçu depuis janvier 2017.

Pour les 1 876 enseignants concernés par la situation des non payements des salaires depuis 8 mois, le présent sit-in avait pour objectif d’attirer l’attention de l’autorité de tutelle. A en croire, le porte de ces derniers, sans payement intégral des arriérés, ils ne rejoindront pas les classes à la rentrée scolaire 2017-2018.

«Ce matin, nous sommes là pour dire à nos premières autorités que nous attendons d’être mandatés avant d’aller sur le terrain. Nous travaillons depuis mars et nous espérions être mandatés durant ces vacances. Mais voilà que la rentrée est là et il n’y a toujours rien. Nous voulons bien aller travailler, mais comment se nourrir, comment se déplacer jusqu’au poste et comment  se documenter pour assurer l’éducation de qualité voulue par l’administration?» a laissé entendre le porte parole des enseignants.

Selon ce dernier, la rencontre avec les autorités du ministère de l’Education nationale n’a pas porté fruit car, elles auraient affirmé que ce n’est pas évident que leur situation soit régularisée d’ici fin septembre 2017. Une lenteur du mandatement qui s’expliquerait par la décision de ne plus payer les enseignants que par virement bancaire. Les protestataires du jour ont affirmé qu’il ne faudrait pas que l’exécutif soit surpris si à la rentrée, aucun enseignant recruté sur mesure nouvelle ne regagne pas son poste. Car «Il serait illusoire de rejoindre son poste sans aucun salaire perçu depuis 8 mois», disent-ils.

Par ailleurs, les enseignants sortants de l’Ecole normale supérieure de L’université de Koudougou (ENS/UK) et de l’Institut des sciences (IDS) après un point de presse tenu  à la Bourse du travail,  sont venus soutenir leurs collègues recrutés sur mesure nouvelle. Pour le comité de suivi du mandatement, depuis leur fin de formation, les nouveaux enseignants qu’ils sont n’ont rien perçu comme salaire.

« En rappel, la formation des élèves stagiaires de nos deux écoles a pris fin pendant l’année scolaire 2016-2017 avec l’admission en stage pratique suivi de leur intégration (IDS début juin 2017 et ENS/UK début août de la même année). Le dépôt des dossiers d’intégration étant fait, ceci marque en même temps la suspension du pécule de stagiaire que nous recevions depuis l’entrée à l’école de formation. Cela fait exactement deux mois que les anciens stagiaires que nous sommes, n’ont perçu aucun sou », a indiqué Adama Bamba, porte parole dudit comité.

Il a en outre affirmé que des démarches ont été entreprises pour faire évoluer les dossiers de mandatement. Cependant après deux rendez vous obtenus, aucun de leur  interlocuteur n’a été capable de  donner un calendrier de déroulement des sessions de mandatement, encore moins la date du premier mandatement. Pour ce faire, le comité a demandé une audience avec le ministre en charge de l’Education nationale qui serait restée lettre morte.

« Jusqu’à cet instant où se tient cette conférence de presse, nous n’avons pas reçu une quelconque réponse du Mena en rapport avec notre demande d’audience. Pourtant, les conditions de vie de nos camarades sont précaires. Cette situation est consécutive à la suspension des présalaires depuis la fin de notre formation pratique. Ce sont des milliers de sortants de nos deux écoles composées de professeurs, d’assistants, d’attachés, de conseillers d’éducation, de conseillers d’orientation qui sont laissés à eux-mêmes sans le moindre sou. La rentrée scolaire c’est dans une semaine et si rien n’est fait, il est évident que sans le moindre sou, nombreux sont nos collègues qui manqueront de moyens pour rejoindre leurs postes respectifs » a martelé M. Bamba.

Face à la souffrance de ses pairs, il a exigé du gouvernement le mandatement effectif et intégral avant la rentrée scolaire 2017-2018 prévue le 2 octobre prochain.