Aujourd'hui,
URGENT
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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Pour aider les femmes burkinabè à être financièrement autonomes, le Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC) a entrepris un certain nombre d’activités visant à accompagner les femmes des différents arrondissements de la ville de Ouagadougou pour la réalisation de leurs activités rémunératrices de revenus. En plus des micros crédits, le CCNOSC a fait don d’une machine à moulin aux femmes de l’arrondissement 7 de Ouagadougou le samedi 16 septembre 2017.

En offrant cette machine à moulin d’une valeur de 2.100.000 francs CFA, y compris les frais d’installation, le CCNOSC entend ainsi jouer sa partition dans le processus de développement et pose à cet effet, un acte citoyen et patriotique. Pour Safiatou Lopez/Zongo, présidente du CCNOSC, le développement du Burkina Faso passe «obligatoirement» par l’autonomisation financière des femmes qui constituent selon elle, la frange la plus importante de la population burkinabè. D’où le thème : «Quel engagement des femmes pour une autonomisation financière dans un Burkina sans terrorisme ?» Ce thème «doit interpeller les tenants du pouvoir à plus de réflexion avec l’ensemble des femmes pour dégager les solutions face aux problèmes de celles-ci dans un contexte d’insécurité», a dit Mme Lopez.

Safiatou Lopez a également lancé un appel au ministère de la Promotion de la femme : «ce ministère doit sortir de ses bureaux pour voir comment les femmes souffrent en milieu urbain et rural. Les problèmes des femmes doivent être une priorité pour ce département ministériel dont certains ont fini par baptiser de ministère du 8-Mars», a-t-elle ajouté. La question du terrorisme au Burkina a été également évoquée par la présidente du CCNOSC.  Safiatou Lopez a invité ses militantes et militants, à dénoncer toute personne suspecte parce que pour elle, il n’y a pas de développement dans un contexte d’insécurité.

Abordant l’avènement du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) au pouvoir, Mme Lopez fait remarquer que «les choses n’ont pas changé» dans les méthodes de travail malgré le lourd tribut payé par le peuple burkinabè ces deux dernières années. «Ce sont les mêmes pratiques de gouvernance basée sur la patrimonialisation du pouvoir que ces leaders-là ont dénoncé lorsqu’ils étaient au parti le Congrès pour le développement du peuple. Ils sont les premiers à critiquer les autres et se rétractent lorsque des critiques leurs sont adressées», a martelé Safiatou Lopez. Tout en appelant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré à gouverner dans le sens des aspirations légitimes du peuple, Safiatou Lopez/Zongo a indiqué qu’elle n’a aucune intention de créer un parti politique pour l’instant même si certaines personnes lui prêtent cette intention.