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Burkina: la police municipale, service public le  plus corrompu en 2017 (Rapport Ren-lac)
Mali: 1 mort et 6 blessés dans l'accident d'un véhicule du Bataillon Gondaal 3 
Afrique: l'Erythrée rouvre son ambassade à Addis-Abeba après 20 ans de conflit (RFI)
Burkina: l’Union européenne offre plus de 4 milliards de FCFA pour la modernisation de l’enseignement franco-arabe (AIB)
Haïti: le Premier ministre Jack Guy Lafontant démissionne à la suite des violences urbaines
Colombie: premier procès de chefs de la guérilla des Farc devant le tribunal spécial
Russie: Macron félicite Poutine pour un «parfait déroulement» du Mondial-2018
Mondial 2018: Luka Modric élu meilleur joueur du tournoi
Coupe du monde: Roch Marc Christian Kaboré a appelé l'ambassadeur de France au Burkina pour féliciter le peuple et les joueurs français.  

SOCIETE

Le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) a procédé, ce mardi 12 septembre 2017 à Ouagadougou, au lancement du projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale. L’objectif de la conférence de presse était d’apporter plus d’informations sur la situation des droits humains aux médias et impliquer ces derniers dans la sensibilisation et le plaidoyer.

Des explications des organisateurs de cette conférence de presse, il ressort qu’à la date du 27 mars dernier au Burkina Faso, sur les 26  établissements pénitentiaires que compte le pays, 20 sont en surpopulation avec en trio de tête la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (414%), celle de Ouagadougou avec 357% et celle de Tenkodogo avec 270%. D’où, l’idée d’un tel projet pour la mise en place d’une assistance juridique et judiciaire dans les cinq Maisons d’arrêt et de correction grâce au recrutement de jeunes diplômés en droit.

Selon le secrétaire général du CQDJ, Christian Ouédraogo, l’objectif poursuivi est l’accélération dans le traitement et la gestion des dossiers des personnes en détention préventive abusive. «Les résultats attendus sont l’appropriation de la thématique des personnes en détention préventive abusive par les acteurs clés de la justice, l’aboutissement des cas de détention préventive abusive les plus criards et l’engagement de l’Etat à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de détention préventive abusive» a renchéri, Sosthène Ouédraogo, président d’administration.

Pour cela, trois types d’activités sont prévues. Il s’agit de l’organisation de cinq ateliers de sensibilisation au profit des acteurs clés de la chaine judiciaire, des acteurs de la société civile et des médias, le monitoring des cas de détention préventive abusive, la mise en place d’une assistance juridique et judiciaire au profit des cas les plus criards et un plaidoyer pour la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de détention préventive abusive.

En vue de contribuer à lutter contre ces détentions préventives et d’améliorer les conditions carcérales au Burkina Faso, le Centre pour la qualité du droit et la justice, en partenariat avec Oxfam, entend apporter une solution à travers le monitoring des cas, répertorier les causes et stimuler l’évacuation des dossiers les plus criards.

Le secrétaire générale du CQDJ, Christian Ouédraogo, a fait savoir que le Centre se donne trois missions fondamentales : à savoir la coproduction normative par l’organisation de groupes de pressions, la communication du droit par la formation et l’assistance aux services rédacteurs.

Ce projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale au Burkina Faso découle d’un appel à projet lancé en janvier 2017 visant à appuyer financièrement et techniquement les organisations de la société civile à développer des projets innovants. Aux dires de M. Ouédraogo, il est né de la conviction qu’à un droit de qualité s’attachent des enjeux déterminants de paix et de stabilité sociale, d’économie de temps et d’argent pour les acteurs économiques et les usagers de l’administration et de limitation de la dépense publique inutile.

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