Aujourd'hui,
URGENT
Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa (vice-président) succède officiellement à Robert Mugabe
Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)

SOCIETE

Les musulmans du Burkina Faso ont célébré ce vendredi 1er septembre 2017, l'Aïd el-Kebir ou la Tabaski. A Ouagadougou, la grande prière a eu lieu à la place de la Nation à 9 heures suivi du sacrifice d’un bélier blanc, sous la direction de l’Imam Aboubacar Sana, Imam de la grande mosquée de la capitale. A l’occasion, les musulmans ont priés pour la paix au Burkina Faso et l’imam Sana dans son sermon, a demandé aux fidèles «d’accepter vivre avec les autres communautés».

Jeunes, enfants vieux et femmes ont assisté à la grande prière marquant la Tabaski à la place de la Nation de Ouagadougou. Cette fête, selon les adeptes de l’Islam, commémore l'asservissement d'Ibrahim (Abraham) à Dieu qui lui a ordonné de sacrifier son fils Ismaël (Isaac). Face à la foi d’Ibrahim, Dieu fit remplacer son fils par un bélier blanc. C’est donc dans cet esprit que les musulmans du monde entier célèbre la Tabaski, qui signifie littéralement la grande fête.

Le message principal tel véhiculé par le célébrant du jour a été livré en français par El Hadj, Atimi Démé, 2e vice-président de la Communauté musulmane. Pour ce dernier, actualité oblige avec les récentes attaques terroristes, la célébration de cette année a été placée sous le signe de la consolidation de la paix et de la proscription de toute sorte de violence et de terrorisme.

«Quand vous dites que vous appartenez à l’Islam, religion de paix et vous vous permettez de commettre des actes à l’encontre des valeurs de l’islam, en ce moment vous êtes hors de l’Islam et vous n’êtes pas considérés comme un musulman. C’est le message que nous avons formulé à l’endroit de tous les musulmans et de tous les Burkinabè pour que nous puissions vivre en paix dans le pays. (…) Chez nous au Burkina, nous avons plusieurs communautés et plusieurs religions. Nous sommes tous de la même famille et nous devons travailler à conserver et à consolider cette paix entre nous » a-t-il fait savoir.

Outre cela, il a invité les fidèles qui ont pu se prêter au rituel de « l’immolation du mouton » a respecté la règle de partage. Et cette règle stipule que le partage doit se faire en trois parts : la première pour la famille, la deuxième pour les relations et la troisième pour la société.

«Faisons en sorte que tous ceux qui vivent avec vous soient aujourd’hui dans la joie et qu’ils puissent fêter avec vous (…) La religion c’est la tolérance, l’acceptation de l’autre et le vive ensemble» a dit El Hadj Démé.

Le Cardinal Philippe Ouédraogo et les membres de sa délégation

 

Une délégation de l’Eglise catholique, conduite par le Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque métropolitain de Ouagadougou a fait le déplacement de la place de la Nation pour communier avec la communauté musulmane.

« Loin des divergences ethniques et religieuses, nous sommes une seule famille. Au nom de la famille, nous sommes venus souhaiter la bonne fête à tous nos frères musulmans et un cordial souhait de bonne fête pour qu’ensemble nous puissions être de véritables croyants et qu’ensemble nous nous donnons la main pour travailler pour un monde plus digne de Dieu, digne des hommes et un monde plus fraternel et solidaire » a laissé entendre le chef de l’archidiocèse de Ouagadougou.

A la fin de la prière et du prêche du grand imam, les fidèles musulmans ont regagné leur domicile pour y mettre en pratique les prescriptions de «ce jour béni ».