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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
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Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (Syntas) avait prévu d’aller en grève  du mardi 5 au vendredi 8 septembre 2017 et de tenir un sit-in les 29 et 30 aout 2017. Ce lundi 28 août 2017 au cours d’un point de presse tenu à Ouagadougou, les responsables du syndicat  ont annoncé la suspension dudit mot d’ordre à cause des événements douloureux qu’a traversé le pays au cours de ce mois d’aout 2017.

Pour le bureau du syndicat, cette suspension a donc pour but «de faire le deuil avec le peuple éploré et de se solidariser avec les blessés» des différentes attaques terroristes : l’attaque du Café Aziz Istanbul de Ouagadougou et le véhicule militaire qui a sauté sur une mine à Tongomayel dans la province du Soum. La première attaque avait causé la mort de 19 personnes et la seconde, 3 morts et 2 blessés graves.

« Dans ce contexte douloureux pour les familles et le peuple, le Syntas et le comité CGT-B suspendent les sit-in et le mot d’ordre de grève prévus, le temps de faire le deuil avec le peuple éploré et de se solidariser avec les blessés. Chaque fois que les gens du peuple souffrent, le travailleur social se sent interpellé, car l’une des caractéristiques de son travail c’est de défendre les victimes de la violence humaine» a fait savoir Juste Logobana, le secrétaire général du Syntas.

Jean Baptiste Badolo, le secrétaire chargé de l’éducation et de la formation syndicale du Syntas, a précisé que la grève n’a pas été levée mais juste suspendu. «Nous apprécierons dans quelle période, nous allons reprendre nos activités de protestations mais en attendant, nous sommes entrain de solidariser avec notre peuple qui est endolori» a indiqué le syndicaliste.

Quant aux négociations avec le gouvernement, les leaders du Syntas ont affirmé qu’elles n’avaient pas bougé et même qu’il y a eu un recul sur certains points tels la reconstitution des carrières du personnel des ex-garderies car le dossier dans son cheminement a été escamoté.

Pour ces derniers, le gouvernement n’a fait que leur renvoyé en juillet 2017 les mêmes propositions de décembre 2016. Après leurs observations, ils ont transmis à l’autorité leurs réponses mais jusque là, l’exécutif est resté silencieux. Et c’était face à « la sourde oreille » du gouvernement que leur syndicat avait décidé d’aller en grève de 96 heures du 5 au 8 septembre 2017 et de tenir un sit-in le 29 et 30 août de 8 heures à 12 heures sur toute l’étendue du territoire national.

Notons que la plateforme  revendicative minimale du Syntas est constituée de 9 points. Il s’agit, entre autres, de l’annulation des nominations de complaisance, l’application des conclusions du comité interministériel chargé d’examiner la question de la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires, l’adoption d’un statut particulier au profit des personnels du ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, la dotation des services du ministère en équipements et en moyens logistiques suffisants pour une meilleure prise en charge  des publics cibles et l’institutionnalisation d’une prestation de serment du personnel spécifique en vue de leur permettre de mieux accomplir leur mandat professionnel.