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Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

«Pour une reconfiguration du système éducatif du Burkina Faso en phase avec les défis de son développement», c’est sous ce thème que se tiennent les travaux de la convention nationale des universitaires et experts associés du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP-parti au pouvoir). L’objectif est de parvenir à une réappropriation dudit système, comme le souligne le professeur Jean Marie Dipama, coordonnateur des universitaires et experts associés du MPP. Présent à la cérémonie d’ouverture ce 19 août 2016, à Ouagadougou, Salifou Diallo, le président de l’Assemblée nationale, a traduit toute la reconnaissance de son parti face à une telle initiative, dans la mesure où « le Burkina Faso a mal à son école ».

 

Ce cadre de rencontre et d’échanges est présenté comme le canal par lequel la coordination des universitaires et experts associés va passer pour interpeller tous les acteurs du système éducatif du Burkina Faso et surtout les politiques, «qui, au-delà des intentions toujours affichées, doivent prendre comme solution la responsabilité, le courage et l’audace de rectifier les années de tâtonnement qui nous ont conduit jusque là», soutient le professeur Dipama. Aujourd’hui et plus que jamais, dit-il, l’occasion leur ait donnée d’offrir à la jeunesse du Burkina Faso des alternatives fiables.

Pour cela, les universitaires et experts associés du MPP déclarent être disponibles pour accompagner les efforts du Gouvernement sur la question de l’éducation. Les participants, venus précisément de Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouagadougou et de la diaspora, mèneront les réflexions durant 72 heures. Selon le coordonateur, cette réflexion « se veut donc opérationnelle et pragmatique car la prospective est déjà établie ».

A en croire le professeur Dipama, le moment est venu pour eux d’assumer pleinement leur choix tout en faisant recours aux engagements qui ont été pris devant le peuple. A cet effet, ils comptent s’attaquer véritablement aux maux du système éducatif que sont «le manque de vision claire, l’inadéquation des offres de formation et bien entendu la male gouvernance (…) Dans ces conditions là, notre système éducatif est résolu à être une usine de fabrique de chômeurs», s’alarme-t-il.

C’est conscient des nombreux défis auxquels ils font face que ces universitaires MPP ont annoncé leur volonté d’apporter leur contribution par le biais de cette convention, présentée comme un tremplin pour une réappropriation du système éducatif.

Pour sa part, Salifou Diallo a traduit toute la satisfaction du bureau politique du MPP, de constater que « la frange intellectuelle du parti se réunit en convention pour proposer des orientations opérationnelles pour une reconfiguration de notre système éducatif dans ses composantes enseignements secondaires et supérieurs».

Tout en saluant cette démarche, celui qui est aussi le président par intérim du MPP a soutenu qu’il convient  de laisser libre cours à « ces intellectuels » dans le déroulement des travaux de ladite convention. Car, estime-t-il, « personne mieux que vous ne sait combien notre système éducatif est à la croisée des chemins (…) Aujourd’hui, le Burkina Faso a mal à son école ».

En outre, Salifou Diallo, a fait remarquer à ses «camarades» que, depuis 1992, ce ne sont pas des réflexions prospectives qui ont fait défaut, ou encore le diagnostique du mal du système éducatif. Voilà pourquoi, « il est plus qu’urgent pour vous d’aller au-delà des visions prospectives pour proposer des solutions concrètes et pérennes pour notre système éducatif afin de redonner confiance à la jeunesse de notre pays », leur a-t-il demandé.