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Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)

SOCIETE

Le lieutenant Marc Stéphane Tiendrébéogo, l’une des 18 victimes de l’attaque terroriste du 13 aout dernier visant le Café Istanbul de Ouagadougou, a été inhumé ce vendredi 18 août 2017 au cimetière municipal de Gounghin. Ses frères d’armes, la grande famille militaire, parents et proches dans la tristesse lui ont rendu un dernier hommage sous les yeux du ministre en charge de la Défense nationale, Jean Claude Bouda et du Général de brigade Oumarou Sadou, Chef d’Etat major général des armées.

La levée du corps à la morgue du camp militaire Aboubacar Sangoulé Lamizana est intervenue aux alentours de 14 h 30 minutes. De là-bas, direction a été prise pour l’Eglise de la paroisse militaire Saint Sébastien pour l’absoute. 

L’émotion et la tristesse se sont mêlées au recueillement durant la messe funèbre dirigée par le curé de la paroisse, l’abbé Daniel Sawadogo. Pour ce dernier, « le départ brutal et inattendu du jeune officier » plonge toute sa famille et ses proches dans une immense peine. 

«Face à cette violence perpétrée par les forces du mal, il y a peut être en chacun de nous, cet après midi, la haine, la douleur et la révolte. Et l’on se demande pourquoi cela ? Où sommes nous ? Dans quel monde sommes-nous ? Où est Dieu ? Que fait-il ? Et que se passe t-il ? Ces questions nous interpellent et nous invitent à la réflexion. Nous n’aurons peut être pas cet après midi les réponses aux questions posées (…) Face à la souffrance, Saint Paul nous dit ceci : Ne vous laissez pas vaincre par le mal mais soyez vainqueur du mal par le bien » a dit le curé au cours de son homélie.

Tout en présentant ses condoléances aux différentes familles éplorées, le prêtre célébrant a demandé au Seigneur d’accueillir le lieutenant Tiendrébéogo dans son royaume éternel. Après la bénédiction du cercueil, direction a été prise pour l’inhumation au carré militaire du cimetière de Gounghin.

Avant de le porter en terre, le défunt a eu droit à l’hymne des morts devant des visages marqués par la tristesse. Au cours de l’oraison funèbre prononcé par le Lieutenant Colonel Christophe K. Kambiré, chef du bataillon du matériel, hommage a été rendu à l’officier pour ses qualités professionnelles tant au Burkina Faso qu’à l’extérieur du pays.

« Ses mérites et ses qualités ont été reconnus dans les trois dernières notations de ses supérieurs hiérarchiques (…) En somme par ses qualités et son leadership, il a été durant son déploiement au Mali, l’acteur principal pour la redynamisation du parc automobile du bataillon Gondaal 2 (…) Suite à l’attaque dans la nuit du 13 aout 2017, il est tombé comme sur un théâtre d’opération, les armes à la main. Il nous quitte au moment où la nation avait plus besoin de lui » a fait savoir le lieutenant Colonel Kambiré.

Né en Avril 1987, le lieutenant Marc Stéphane Tiendrébéogo, a été recruté volontairement dans l’armée en 2010. Promu au grade de lieutenant en 2015, il était en service au Groupement central des armées précisément au Bataillon du matériel et du train. Envoyé en mission de maintien de paix au Mali en juillet 2016, il était de retour au bercail le 3 aout 2017. Décoré de la médaille des Nations Unies, agrafe Minusma, il laisse derrière lui, une fiancée et un bébé de moins de dix mois.