Aujourd'hui,
URGENT
France: Alexandre Benalla et les quatre autres suspects mis en examen
Politique: Zéphirin Diabré reconduit à la tête de l'UPC pour un mandat de 4 ans
Football: les Étalons juniors se qualifient pour la phase finale de la Can U20 2019 en battant le Gabon par le score de 1 à 0
Burkina: 5 800 000 tonnes de céréales attendues pour la campagne agricole 2017-2018 (Ministre de l'agriculture)
CSC: Mathias Tankoano élu président, Aziz Bamogo à la vice-présidence
Espagne: retrait du mandat d'arrêt international contre Carles Puigdemont
Burkina: Ouagadougou va abriter du 23 au 27 juillet prochain la 24e édition  de la tranche commune entente
Burkina: Augustin Loada revient sur le devant de la scène avec le MTT, un  mouvement d'éveil citoyen 
Coopération: le 7ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) Burkina Faso – Côte d’Ivoire se tiendra à Yamoussoukro du 23 au 27 juillet 2018
Android: l'Union européenne condamne Google à une amende record de 4,34 milliards d'euros (RFI)

SOCIETE

Le tribunal correctionnel de Ouagadougou a décidé ce jeudi 10 août 2017 de relaxer le journaliste Lookman Sawadogo au bénéficie du doute. Il était poursuivi pour diffamation par le procureur du Faso sur plainte de 6 magistrats membres de la commission d’enquête du Conseil supérieur de la magistrature. Le procureur avait requis contre lui 12 mois de prison avec sursis et une amende de 300 000 F CFA.

Selon  Me Anna Ouattara/Sory, l’un des conseils du journaliste Lookman Sawadogo, cette décision du tribunal est satisfaisante dans la mesure où il a reconnu que les faits de diffamation reprochés au prévenu n’étaient pas avérés du moment où il y a un doute sur lesdits faits. «Le tribunal pour cette raison a décidé de relaxer purement M. Sawadogo Lookman des faits de ces poursuites en estimant qu’il y a un doute quant aux allégations de la partie poursuivant. Aussi, le tribunal les a condamnés aux dépens(…) C’est une satisfaction pour nous parce que nous étions convaincus dès le départ que ce que notre client a écrit  n’avait rien de diffamatoire et ne constituait pas une infraction au sens de la loi » a fait savoir l’avocate.

Néanmoins elle s’est dite déçue que le tribunal ait rejeté toutes les exceptions soulevées notamment celle  concernant la non-application de la loi CNT-2015 portant statut juridique de la presse en ligne. Pour cette dernière, du fait de la qualité de journaliste de son client, on ne devait pas le poursuivre sur la base du Code pénal. 

Lookman Sawadogo, pour sa part, s’est dit aussi satisfait car le verdict du tribunal reflète ce qu’on attend de la justice au Burkina Faso. «Ce procès était une cabale contre ma personne. Le fait que le tribunal soit allé dans ce sens est une satisfaction parce que cela restaure dans notre esprit une justice qui se veut réellement indépendante (…) On avait aussi craint que cela soit la liberté de la presse et celle d’expression qu’on assassine au Burkina à travers ce procès. Il y avait une jurisprudence qu’on a voulu instaurer pour museler les journalistes et les cybers activistes. (…)  J’ai été jugé sur la base du code pénal, ce qui est extrêmement grave pour le Burkina parce que le statut de journaliste n’est pas à géométrie variable. On reste journaliste tant qu’on est pas dans le délit de droit commun » a laissé entendre Lookman Sawadogo à l’issue du prononcé du délibéré.

Pour la défense, c’est seulement un sentiment de satisfaction qui les anime mais pas de joie car les plaignants peuvent interjeter appel dans un délai de quinze jours.  Et en appel, les choses peuvent changer. Cependant, elle estime que la sagesse prévaudra au niveau des plaignants afin qu’ils laissent tomber la procédure.

Pour l’Association des journalistes du Burkina (AJB), c’est toujours une satisfaction quand un journaliste échappe à une condamnation.  Guézouma Sanogo, président de l’AJB a indiqué suivre toujours le dossier car les plaignants peuvent faire appel.

En rappel, Lookman Sawadogo était accusé de  diffamation pour un article publié le 5 avril 2017 sur la page Facebook de son journal en ligne, Le soir. Dans ledit article, le journaliste faisait remarquer que l’un des six membres de la commission serait impliqué dans une affaire de corruption et que la justice tenterait de noyer ladite affaire. 

 

Des mots pour le dire...

Sondage

Dans une interview accordée à des chaines de télévision le 24 juin 2018, le président Roch Marc Christian Kaboré promet de mettre fin à l’incivisme et à la défiance de l’Etat, en appliquant la loi dans toute sa fermeté. En a-t-il les moyens?

Rejoins-nous sur Facebook

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé