Aujourd'hui,
URGENT
Arabie Saoudite: Selon la CIA, Mohammed ben Salman a ordonné l'assassinat du journaliste Khashoggi
Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Les militaires tués au cours de l’attaque de leur base d’Intagom, au nord du Burkina Faso à la frontière malienne, ont été inhumés ce mardi 18 octobre 2016 à Ouagadougou. 

 

Ainsi, les soldats de 2e classe Amidou  Bationo (22 ans), Joël Ouédraogo (22 ans), Alain Ouédraogo (22 ans)  et le sergent Adama Dabourgou (35 ans), chef du détachement, reposent désormais au cimetière de Gounghin. Ils ont été inhumés devants leurs amis, parents et des autorités au-devant desquelles se trouvait Simon Compaoré, le ministre en charge de la Sécurité intérieure. Ils ont reçu à titre posthume la médaille militaire.

Ces soldats, qui faisaient partie du régiment d’artillerie de Kaya, sont tombés le 12 octobre dernier à Intagom lors de l’attaque du poste avancé de l’armée par des hommes armés. Trois ont trouvé la mort sur place.  Un autre, le sergent Dabourgou, d’abord porté disparu, a été retrouvé quelques jours plus tard. Trois civils ont aussi été tués.

A la fin de la cérémonie, Simon Compaoré a appelé les Burkinabè à se donner la main pour lutter contre le terrorisme. «Nous allons resserrer nos rangs. C’est une lutte pour la vie et nous allons coupler nos efforts. C’est dur, mais nous allons conjuguer nos efforts. Nous enterrons nos morts, mais demain nous serons au front. Le Burkina Faso vivra parce que nous avons la conviction qu’unis, nous sommes plus forts que jamais», a martelé le ministre.

Egalement présent aux obsèques, le général Pingrenoma Zagré, chef d’Etat-major général des armées, a affirmé que l’armée a tiré des leçons de cette attaques et s’attèle à renforcer la protection des hommes sur le terrain. «En ce qui concerne l’attaque d’Intagom, nous avons tiré  des enseignements. Il s’agit, dans un premier temps, de procéder à la réorganisation du terrain. Et cela consiste à réaliser les infrastructures de protection du site. Les travaux ont commencé au lendemain des attaques. Des éléments du génie y sont déployés», assure le général Zagré.

Les capacités du détachement d’Intagom ont été renforcées et des consignes strictes ont été données aux hommes par rapport aux modes d’action des groupes armés terroristes, a ajouté le chef d’Etat-major général des armées.