Aujourd'hui,
URGENT
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti
Burkina: près de 25 000 réfugiés bénéficient de l’asile (HCR)
HCR: 68,5 millions de personnes déracinées dans le monde à la fin 2017 (Rapport)
Côte d’Ivoire: une pluie diluvienne fait au moins 10 morts dans plusieurs quartiers d’Abidjan (AIB)
Economie: au 31 janvier 2017, les chèques impayés émis au profit de l’Etat burkinabè représentait un montant de plus de 36 milliards de FCFA
Cameroun:  deux militants du RDPC tués, le gouvernement accuse les séparatistes (RFI)

SOCIETE

Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a requis ce jeudi 27 juillet 2017, une peine d’emprisonnement de douze mois avec sursis et une amende de 300 000 F CFA contre le journaliste Lookman Sawadogo, directeur de publication du journal en ligne le Soir. Il est poursuivi pour diffamation par les magistrats membres de la commission d’enquête mise en place par le Conseil supérieur de la magistrature.

Lookman Sawadogo est accusé de diffamation pour un article publié le 5 avril 2017 sur la page Facebook de son journal en ligne. Dans ledit article, le journaliste a fait remarquer que l’un des six membres de la commission serait impliqué dans une affaire de corruption et que la justice tenterait de noyer ladite affaire. 

Le procureur et les avocats des magistrats plaignants ont estimé que ledit article a jeté un doute   sur le travail des magistrats de la commission. Aussi, ils ont souhaité que le prévenu soit condamné « sévèrement » et que lui soit appliqué le code pénal au lieu du statut juridique de la presse en ligne.

Selon Me Guy Hervé Kam, l’un des conseils des plaignants, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), « jusqu’à preuve du contraire, l’écrit incriminé n’a jamais été publié sur le site web du journal Le Soir, mais plutôt sur la page Facebook du média ». A l’en croire, pour que lui soit appliqué le statut juridique de la presse en ligne, il faudrait d’abord que l’écrit incriminé soit publié sur le support principal du média avant d’être repris sur les réseaux sociaux. 

Cependant les avocats de la défense ne voient pas cela de cette manière. Pour Me Christophe Birba, l’un des avocats du journaliste, la page Facebook d’un journal qui a un récépissé peut être considéré comme le prolongement dudit journal. En plus, selon la défense, leur client est poursuivi dans le cadre de l’exercice de sa profession de journaliste et que par conséquent, c’est la loi régissant la presse en ligne qui doit lui être appliquée.

Après l’écoute des différentes parties, le tribunal a décidé de renvoyer le délibéré pour le jeudi 10 août prochain. C’est à cette date donc, que Lookman Sawadogo sera situé sur son sort.