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Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
Evènement: : les présidents Akufo Addo du Ghana et Issoufou du Niger attendus au Rebranding Africa Forum de Ouagadougou.   
Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
France: Emmanuel Macron reconnaît le rôle de l'Etat dans la mort de Maurice Audin
Ghana: Kofi Annan repose désormais au cimetière militaire d’Accra
Karangasso-Vigué: trois morts et une dizaine de blessés après des affrontements entre Dozo et Koglweogo (RTB)

SOCIETE

Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a requis ce jeudi 27 juillet 2017, une peine d’emprisonnement de douze mois avec sursis et une amende de 300 000 F CFA contre le journaliste Lookman Sawadogo, directeur de publication du journal en ligne le Soir. Il est poursuivi pour diffamation par les magistrats membres de la commission d’enquête mise en place par le Conseil supérieur de la magistrature.

Lookman Sawadogo est accusé de diffamation pour un article publié le 5 avril 2017 sur la page Facebook de son journal en ligne. Dans ledit article, le journaliste a fait remarquer que l’un des six membres de la commission serait impliqué dans une affaire de corruption et que la justice tenterait de noyer ladite affaire. 

Le procureur et les avocats des magistrats plaignants ont estimé que ledit article a jeté un doute   sur le travail des magistrats de la commission. Aussi, ils ont souhaité que le prévenu soit condamné « sévèrement » et que lui soit appliqué le code pénal au lieu du statut juridique de la presse en ligne.

Selon Me Guy Hervé Kam, l’un des conseils des plaignants, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), « jusqu’à preuve du contraire, l’écrit incriminé n’a jamais été publié sur le site web du journal Le Soir, mais plutôt sur la page Facebook du média ». A l’en croire, pour que lui soit appliqué le statut juridique de la presse en ligne, il faudrait d’abord que l’écrit incriminé soit publié sur le support principal du média avant d’être repris sur les réseaux sociaux. 

Cependant les avocats de la défense ne voient pas cela de cette manière. Pour Me Christophe Birba, l’un des avocats du journaliste, la page Facebook d’un journal qui a un récépissé peut être considéré comme le prolongement dudit journal. En plus, selon la défense, leur client est poursuivi dans le cadre de l’exercice de sa profession de journaliste et que par conséquent, c’est la loi régissant la presse en ligne qui doit lui être appliquée.

Après l’écoute des différentes parties, le tribunal a décidé de renvoyer le délibéré pour le jeudi 10 août prochain. C’est à cette date donc, que Lookman Sawadogo sera situé sur son sort.