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Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
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Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
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Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

SOCIETE

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) sera en «grève totale» de 72 heures à partir du mardi 22 novembre 2016 sur toute l’étendue du territoire. Mais contrairement à la grève précédente, il n’y aura pas de service minimum. Pour le ministre en charge de la Santé interrogé cet après midi au cours du journal de la télévision nationale, il aurait fallu que le syndicat avise le gouvernement ne serait ce que par une lettre écrite. Ce qui, selon ses dires, allait permettre à l’exécutif de prendre des dispositions.

 

Sur le plateau de la RTB, Smaïla Ouédraogo a d’abord indiqué que ce n’est que ce lundi 21 novembre 2016, la veille du début mouvement d’humeur du Syntsha donc, qu’il a appris la nouvelle de la grève  générale sans service minimum. «C’est avec regret que j’apprends au sein de votre studio, juste quelques minutes avant de rentrer, que le Syntsha a décidé de transformer son mot d’ordre de grève, qui était une grève avec service minimum, en une grève sans service minimum dans un contexte assez particulier que nous vivons au Burkina Faso. En apprenant cela, j’ai appelé moi-même le secrétaire général du Syntsha pour me rassurer si c’était une décision qui venait du syndicat et  il me l’a confirmé», a laissé entendre le ministre de la Santé.

De son avis, il aurait fallu que les responsables syndicaux informent le gouvernement de ce modificatif majeur dans le déroulement de la grève. «Ce n’est pas parce qu’ils ont décidé de faire une grève sans service minimum que le dialogue est rompu et il n’est même pas question d’imaginer que le dialogue soit rompu avec des partenaires sociaux», tempère-t-il cependant.

Quant aux points de blocage, il a précisé que sur les 63 points de la plateforme revendicative  remise au gouvernement, seulement quatre points restaient non résolus alors que sur les 59 autres, il y a avait eu plus ou moins accord. Et les points d’achoppement sont, entre autres, la prise en charge gratuite des agents de santé, de leur conjoint, leurs ascendants et descendants directs, les indemnités de risques et de garde et la révision de la loi 033 qui régit les Etablissements publics de santé.

Smaïla Ouédraogo estime que cette grève traduit l’impatience de la part du syndicat car ces revendications trouveront des réponses dans le cadre de la relecture de la loi 033 qui consacrera la création de la fonction publique hospitalière.

« Parmi les 63 points, plusieurs étaient des acquis qui n’ont jamais été mis en œuvre. Et je dis que tant c’est un acquis, il n y a pas de raisons que l’on reste là à tergiverser la dessus (…) La grève ou les revendications sont légitimes et c’est normal que les gens revendiquent. Nous sommes dans le pays ensemble, nous connaissons les réalités de ce pays et il va falloir qu’à certains moments, nous ayons le courage et l’honnêteté de dire qu’il y a des choses   qui sont faite, d’autres peuvent être faite et elles vont se faire après», a conclu le ministre, tout en précisant qu’il a la ferme conviction que le dial