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SOCIETE

Le Président du Faso a activement participé aux côtés de ses pairs, les 26 et 27 octobre derniers à Antananarivo, capitale de Madagascar, à la 16e Conférence au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage. Un déplacement mis à profit par le chef de l’Etat burkinabè pour communier avec ses compatriotes vivant sur la Grande Ile.

 

 

De retour à Ouagadougou le 28 novembre dernier, Roch Marc Christian Kaboré s’est dit satisfait des travaux du sommet qui a mobilisé treize chefs d’Etat et sept chefs de gouvernement ainsi que des chefs de délégation à un haut niveau. Appréciant le thème de la rencontre — « Croissance partagée et développement responsable: les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone », le chef de l’Etat burkinabè a notamment estimé qu’il aura permis aux pays francophones, entre autres, de… « réaffirmer leur adhésion à l’Etat de droit et de consolider la culture démocratique ».

 

 Au-delà des huis-clos et conclaves du sommet cependant, Roch Marc Christian Kaboré a particulièrement tenu, ainsi qu’il en a déjà pris le pli lors de ses précédents voyages, à échanger avec ses compatriotes vivant sur la Grande Ile. Et cela dès son arrivée à Antananarivo, le 25 novembre. Premier acte de ce séjour malgache, les échanges entre le Président du Faso et la trentaine de Burkinabè qui séjournent sur l’île ont été francs, chaleureux et fructueux. Les problèmes relatifs à la délivrance des passeports et autres difficultés, notamment les circonvolutions pour envoyer de l’argent aux familles, ont été évoqués.

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Selon Yakouba Kaboré, expert en gemmologie et en lapidairerie de son état, qui a débarqué sur l’île depuis un an maintenant, il a également été question, avec le Président du Faso, de la valorisation de l’expertise burkinabè à l’étranger.

Car en effet, le Burkina regorge de ressources humaines talentueuses qui font la fierté de sa diaspora. A Madagascar par exemple, le petit groupe de Burkinabè est notamment constitué de hauts cadres qui opèrent dans la diplomatie, l’ingénierie, la téléphonie.

A titre d’exemple, les représentants résident de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et d’AfricaRice sont respectivement les Burkinabè Malick Sarr et Moussa Sié. On compte également, parmi la trentaine de Burkinabè, cinq étudiants qui évoluent, dans le cadre d’échanges universitaires, dans les domaines des changements climatiques, des énergies renouvelables, de l’ingénierie…

Réchauffés par cette rencontre directe avec le premier magistrat de leur pays, qui leur a promis de faire de son mieux pour trouver des réponses à leurs problèmes, les Burkinabè de Madagascar ont également ravi la vedette, à l’occasion de ce 16e sommet francophone, sur l’esplanade du Village de la Francophonie. Dressé face à l’espace animation dudit village, le chapiteau du Burkina Faso avait fière allure et a drainé un monde fou. « Plus de 2 500 visites en moyenne par jour » ont été enregistrées du 22 au 27 novembre, estime Yakouba Kaboré, qui salue au plus haut point le passage du Président du Faso sur cette « enclave »burkinabè de la Francophonie, dimanche dernier.

Animé par la volonté et la solidarité des Burkinabè de Madagascar, le stand, drapé aux couleurs nationales et rehaussé par l’exceptionnelle signature du « luilli-peendé », a offert aux peuples francophones des richesses culturelles du « pays des Hommes intègres », collectionnés grâce à des contributions individuelles des ressortissants. Bien entendu, aux côtés du portrait du Président du Faso et du drapeau national, étaient exposés des ouvrages de première main et des objets de l’art culinaire burkinabè.

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Ah, ces calebasses qui ont épaté les Malgaches, qui ont du reste massivement afflué vers le stand du pays de Thomas Sankara, dont le passage à l’Académie militaire d’Antsirabe, au centre de l’île, reste dans les mémoires ! Il y avait surtout, sur ce stand-chapiteau, des pagnes Faso dan Fani qui ont conquis bien des cœurs, mais — ô délice suprême ! —, le fameux beurre de karité travaillé avec soin et qui est déjà un label mondial.

L’ambassadeur du Burkina à Madagascar, le représentant résident de l’OIF, Malick Sarr — qui a suggéré l’idée de ce point de repère et qui travaille, avec les autres, à fédérer davantage la communauté burkinabè —, les résidents… chacun a apporté son grain de sel à la réussite de cette opération de charme, qui a séduit bien au-delà des espérances.

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Et l’occasion était également belle pour faire la promotion du Programme national pour le développement économique et social (PNDES). « La Direction générale de la coopération a mis à notre disposition des dépliants du PNDES ainsi que Les Cahiers de la Présidence, que nous avons exposé dans notre stand », précise Yakouba Kaboré, qui indique par ailleurs que les visiteurs se sont vivement intéressés aux différents objets et documents présentés, ainsi qu’aux explications fournies à leurs nombreuses questions.

Comme quoi, à des milliers de kilomètres de la mère-patrie, les Burkinabè ont su fédérer leurs énergies, dans la solidarité agissante et le respect des valeurs, pour hisser haut, le temps d’un sommet, le drapeau national et leur « burkindlim ».

Serge Mathias Tomondji

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