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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé ce jeudi 1er décembre 2016 une formation au profit des journalistes sur les enjeux de la nouvelle constitution. Objectif de cet atelier de formation : outiller les hommes de médias sur le suivi et le traitement des questions liées aux enjeux de la nouvelle Constitution en cours de rédaction. L’atelier a été conduit par le Pr Séni Ouédraogo, constitutionnaliste et agrégé des facultés de droit.

 

L’exposé du Pr Ouédraogo était axé sur les enjeux du passage à la nouvelle Constitution. Il a d’emblée fourni des informations sur l’état actuel du processus de rédaction de la Constitution. Et ce processus démarré en début novembre devrait aboutir à la proposition d’un nouveau texte qui sera soumis à l’appréciation du peuple ou de la Représentation nationale. Selon l’orateur, ce passage à une nouvelle constitution revêt trois enjeux : politique, social et de gouvernance.

L’enjeu politique est lié aux questions de l’inclusion ou non de toutes les couches sociales dans la commission constitutionnelle en charge de la rédaction, de la méthodologie utilisée à savoir le consensus ou la votation, la stabilité gouvernementale après l’entrée en vigueur  de la nouvelle constitution  et des arguments de l’efficacité gouvernementale.

L’enjeu social est lié à l’intérêt pour le peuple burkinabè d’avoir une nouvelle constitution. Pour Séni Ouédraogo, rien ne sert d’avoir une nouvelle constitution qui ne satisfait pas aux besoins sociaux et économiques des populations.

Le dernier enjeu lié à cette nouvelle constitution est celui de la gouvernance. A ce niveau, il a estimé que la foi fondamentale, une fois adoptée doit permettre d’améliorer le niveau de la gouvernance dans le pays. Car selon ce dernier, une nouvelle Constitution devrait être une sorte de nouveau contrat social et de renouveau dans un pays.

« L’objectif de l’exercice de ce matin était d’essayer de revenir sur ce qui peut être considéré comme attentes en termes d’avancées pour la consolidation de la démocratie. Et quelles sont les précautions que l’on doit pouvoir prendre pour éviter que la Constitution nouvelle n’ait pas de dispositions qui soient favorables à la consolidation de la démocratie », a laissé entende le Pr Ouédraogo.

Et pour lui, le choix d’échanger de ces questions avec les acteurs médiatiques est normal car ce sont eux qui assurent le rôle de courroie de transmission avec la population. Et c’est aux journalistes  que reviendra la tâche de vulgariser le nouveau texte de la loi fondamentale.

C’est donc cette vision qui a guidé la CGD à travers la tenue du présent atelier d’information et d’échange selon le représentant du directeur exécutif.

« Nos attentes à travers cet atelier est que les journalistes soient  bien outillés pour mieux appréhender cette question et également avoir une bonne suivie de question de la nouvelle constitution », a dit en substance, Simon Pierre Doamba, chargé du suivi-évaluation au CGD.

Dimitri Kaboré