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Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
Etats-Unis: Bernie Sanders annonce sa candidature à la présidentielle
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

SOCIETE

Les 136 policiers radiés en mars 2012 suites aux mutineries de 2011 ont battu le pavé ce mercredi 28 juin 2017 à Ouagadougou. A l’issue d’une marche qui les a conduit à la direction générale de la police nationale, les radiés ont remis leur déclaration au patron de la police qui devra à son tour la transmettre au président du Faso.

La marche des 136 radiés a débuté à la place de la nation sous une fine pluie. Pancartes et bandeau en main, ils ont arpenté l’avenue Gamal Abdel Nasser, la rue 3.111, l’avenue Nelson Mandela, l’avenue de la Nation, avenue de l’indépendance pour aboutir à la direction générale de la police nationale. Pour ces derniers, cette manifestation avait pour objectif de dénoncer le système car ils ont été révoqués arbitrairement en mars 2012. Et selon leur porte parole, cette marche visait tout simplement à demander à l’autorité leur réintégration dans la police au vu des récents cas de malversations sur les fonds des services payés au sein de la police nationale.

« Nous avons dénoncé ces malversations en 2011 et les autorités en son temps n’ont pas eu le regard attentif pour vérifier ce que dénonçons. Aujourd’hui l’histoire nous donne raison et l’autorité est restée silencieuse jusqu’au sommet notamment le président du Faso. Il ne dit rien sur cette injustice criarde que nous vivons depuis plus de cinq ans avec nos familles » a laissé entendre Mahamadi Tidiga, porte parole des radiés.

Outre cela, M. Tidiga a dénoncé le traitement inéquitable au sein de la police. A ce sujet, il a indiqué ne pas comprendre « la lenteur » de l’autorité quant à la prise de sanctions contre les hauts gradés épinglés dans les malversations liées aux services payés. Alors que les sanctions contre « les éléments de la base » sont prises avec célérité. 

In fine, les marcheurs du jour ont dit confié leur sort au président du Faso  c'est-à-dire qu’ils comptent désormais sur le chef de l’Etat pour que les lignes bougent en leur faveur : « pour redorer l’image de marque de cette institution policière noble et républicaine pour le Faso, il va falloir que le président se prononce à savoir la réintégration des 136 fonctionnaires de police ».

Le directeur général de la Police nationale, Jean Bosco Kiénou qui a réceptionné la lettre a promis de le transmettre à qui de droit. Surtout il n’a pas manqué de louer la discipline des ex-policiers qui ont respecté scrupuleusement le droit en matière de manifestation publique. « Soyez rassurés. Votre mot parviendra à la personne indiquée ».

En rappel, suite aux mutineries de 2011 au Burkina Faso, 136 policiers avaient été radiés de la police nationale le 7 mars 2012 pour « faits d’insubordination, de comportement attentatoire à l’honneur et à l’éthique du corps ». Ces ex-policiers depuis cette date ne cessent de clamer leur innocence.