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Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Prévu pour ce lundi, le procès de Safiatou Lopez, la présidente d’honneur du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC), a été renvoyé au 16 janvier 2017 dans l’attente de la décision du 1er président de la cour d’appel sur la demande de récusation formulée par les avocats de Mme Lopez contre les juge en charge du dossier.

Safiatou Lopez/Zongo devait comparaitre au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou suite à une plainte du Procureur du Faso pour des propos qu’elle aurait tenu à l’encontre de l’institution judiciaire. Ce lundi matin, son avocat, Me Ambroise Farama, a introduit une requête de récusation contre les juges en charge du dossier. Cette demande de récusation se justifie, selon Me Farama, par le fait que : «dans cette procédure, ce sont les syndicats de magistrats que sont le SMB, le Samab et le SBM qui ont non seulement porté plainte contre Safiatou Lopez, mais ils comparaissent comme partie civile. On se retrouve donc dans un procès dans lequel les juges viennent pour défendre leurs intérêts.»

Par conséquent, les avocats de la prévenue ont demandé la récusation des juges en charge du dossier. En attendant que le 1er président de la cour d’appel ne décide, le tribunal a simplement renvoyé le dossier au 16 janvier prochain. Moriba Traoré secrétaire général du Syndicat burkinabè des magistrats qui représentait la partie plaignante dit avoir pris acte de la décision du juge. Toutefois, il dit être en droit de penser que cette requête est faite dans un «sens dilatoire».

Pour Safiatou Lopez, «tous les magistrats font partie ou sont sympathisants des associations syndicales des magistrats et ne sauraient donc être juges et partie». «Il y a un seul qui n’a pas répondu aux mots d’ordre de grève des syndicats de magistrats. C’est lui seul qui peut juger ce dossier avec impartialité», soutient-elle.

Dans ce procès, Safiatou Lopez Zongo est poursuivie pour menace d’incendie de propriétés de l’Etat (on lui reproche d’avoir menacé d’incendier le palais de justice lors d’une manifestation) devait se tenir ce le 30 septembre 2016.

Abel Azonhandé