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SOCIETE

C’est assurément une bonne nouvelle pour le Burkina Faso, à la veille de la conférence des bailleurs de fonds qui s’ouvre ce 7 décembre à Paris dans le cadre du financement du Plan national pour le développement économique et social. Dans un communiqué rendu public le 5 décembre, l’agence de notation Standard and Poor’s reste optimiste quant à l’avenir économique du «pays des Hommes intègres».

 

La décision de l’agence de notation américaine était attendue. Déjà, le 5 juin 2015, elle estimait que «le processus de transition démocratique, (était) sur la bonne voie», et tablait sur «une transition démocratique réussie», et donc «une embellie économique dès 2016». Le rapport du 5 décembre dernier ne dément cette dynamique, Standard and Poor’s (S&P) maintenant la note souveraine du Burkina Faso à B-/B avec une perspective positive. Ainsi, pour S&P, indique l’hebdomadaire Jeune Afrique dans un article publié ce 6 décembre, «le pays évolue dans la bonne direction depuis l’élection pacifique à la présidence de la République de Roch Marc Christian Kaboré l’année dernière et grâce à l’exploitation croissante des mines d’or».

Si l’embellie économique n’est pas véritablement encore au rendez-vous, au terme de cette année 2016, les efforts constants du gouvernement semblent dessiner la perspective d’un décollage effectif du secteur économique en 2017. «Les affaires vont redécoller, car le gouvernement a besoin de temps pour se positionner aux plans sous-régional, continental et international. Le Burkina revient de loin et le président Kaboré, ainsi que son gouvernement, que nous encourageons, est en train de mettre les bouchées doubles pour la relance de l’économie», a notamment confié Birahima Nacoulma, président du Conseil national du patronat burkinabè, au magazine Notre Afrik en septembre dernier (Notre Afrik N°68, Septembre-Octobre 2016, page 66).

Adopté en juillet dernier, le Plan national de développement économique et social (PNDES), programme présidentiel pour la période 2016-2020 qui vise notamment à moderniser l’administration mais aussi à promouvoir les secteurs clé tels que l’agriculture et l’énergie, reste l’un des instruments clé de la stratégie économique du Burkina. Aussi, Standard and Poor’s, l’une des trois principales sociétés mondiales de notation financière, s’attend-elle à ce que le gouvernement burkinabè «reste engagé dans la conduite de réformes politiques et économiques afin d’améliorer le climat des affaires».

En dépit du putsch manqué de septembre 2015, qui a entraîné des perturbations sur l’activité économique et sur les recettes budgétaires, avec des pertes estimées à plus de 30 milliards de francs CFA par le gouvernement, S&P avait déjà maintenu la note souveraine du Burkina à B-/B en octobre de la même année. «Nous pensons que la récente agitation n’a pas eu de répercussions substantielles sur la capacité du Burkina Faso à rembourser sa dette», avait alors indiqué l’agence de notation.

En confirmant à nouveau cette note aujourd’hui — «La note souveraine exprime la capacité d’un pays à rembourser ses dettes à l’échéance prévue» et constitue à ce titre «un (bon) indicateur pour les marchés financiers» —, S&P affiche son optimisme quant aux perspectives économique du Burkina Faso, et rassure les bailleurs de fonds qui doivent se pencher, les 7 et 8 décembre à Paris, sur le financement du PNDES.

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