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SOCIETE

Les ex travailleurs de la mine de Poura, ex Soremib, ne comprennent pas qu’ « avant même la fin de la réhabilitation de ladite mine financée à hauteur de 7 milliards de FCFA par l’Union européenne, il soit procédé à sa fermeture qui a abouti à jeter tous les travailleurs dans la rue sans aucune indemnisation ». Ils ont animé une conférence de presse ce mercredi 7 décembre 2016 à la bourse du travail de Ouagadougou pour «exiger que les responsabilités soient situées et que les problèmes sociaux restés en suspens soient résolus».

 

D’entrée, Mahamadi Savadogo, représentant la corporation Soremib, s’est dit satisfait des résultats de l’enquête parlementaire sur la gestion des titres miniers au Burkina Faso. Laquelle enquête a recommandé de vider les contentieux relatifs à l’exploitation de la mine d’or de Poura, d’accélérer sa réouverture et de diligenter une information administrative sur la clôture du projet Sysmin mis en œuvre de 1998 à 2003.

Cependant, Mahamadi Savadogo fait remarquer que le ministère en charge des Mines refuse de collaborer avec la commission d’enquête parlementaire sur les titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières. «Que cache le MDENP en refusant de collaborer avec ladite commission? Comment comprendre qu’un ministère d’un gouvernement post insurrectionnel se comporte de la sorte?», s’interrogent les conférenciers.

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Les problèmes sociaux cités par Mahamadi Savadogo sont, entre autres, l’indemnisation financière des 283 travailleurs compressés le 10 août 1990 «sans accompagnement», l’indemnisation financière des 356 ex travailleurs lors de la fermeture de la Soremib en 1999, l’indemnisation financière des ex travailleurs de la Sahelian Goldfieds INC et l’exécution de leur décision de justice. Avec cela, les conférenciers réclament le règlement des prestations des fournisseurs de Sahelian Goldfieds INC au nombre de quatre dont trois résidant à Poura et un à Ouagadougou.

Les ex travailleurs de la Soremib veulent comprendre et connaitre la vérité sur le Fonds Sysmin. Par ailleurs, les conférenciers disent soutenir la commission de suivi des recommandations de l’Assemblée nationale afin que la vérité et la justice soient faites. Il s’agit notamment, selon M. Savadogo, de vider tous les contentieux relatifs à l’exploitation de la mine de Poura et d’accélérer sa réouverture, de diligenter une information administrative sur la clôture du projet Sysmin mis en œuvre de 1998 à 2003 et situer les responsabilités des uns et des autres dans « cette forfaiture » pour permettre une vraie réconciliation nationale.

Abel Azonhandé