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Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

SOCIETE

En marge de ses 48 heures de grève, le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (Syntas) a animé une conférence sur « la défense des acquis de l’insurrection populaire » ce mercredi 7 décembre 2016 à la bourse du travail de Ouagadougou. A l’occasion, le secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina Faso (CGT-B), Bassolma Bazié, est revenu sur les sujets brulants de l’actualité nationale.

 

L’objectif de cette conférence, selon les responsables du Syntas, est de « former les syndiqués » à l’action syndicale. Sur la question des luttes syndicales, Bassolma Bazié, principal animateur de cette conférence, a laissé entendre que l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de novembre 2015 avaient pris connaissance du contenu de l’adresse de la Coalition nationale contre la vie chère (CCVC) envoyée le 5 novembre 2015.

Cette adresse, selon M. Bazié, était articulée autour de quatre points : la justice pour les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch manqué du 16 septembre 2015 ; la lutte contre l’impunité, les crimes économiques et de sang, la fraude et la corruption ; la lutte contre la vie chère ; la lutte pour l’approfondissement et l’élargissement des libertés d’expression, des libertés démocratiques et syndicales.

« Le parti de Roch Marc Christian Kaboré à travers lui-même ses propos, a laissé entendre que six mois plus tard après son élection, toutes les préoccupations allaient trouver des solutions. Le comportement des populations est donc une réaction à un type d’environnement délétère qu’on leur impose», estime Bassolma Bazié. Pour le secrétaire général de la CGT-B, «l’ensemble des mouvement sociaux relèvent d’une réaction à une mauvaise gouvernance économique, politique, sociale et culturelle.»

A propos de la grève des scolaires qui réclament justice pour leur camarade Flavien Nébié, tombé sous les balles d’un gendarme à Boussé en 2000, le syndicaliste estime qu’on doit tirer son chapeau à ces élèves qui, selon lui, font preuve de responsabilité et de conscience. « Il n’y a pas de revendication qui soit supérieure à celle du droit à la vie. Cette revendication des jeunes est donc légitime et doit être soutenue», soutient Bassolma Bazié.

Le secrétaire général de la CGT-B estime aussi que le peuple est à féliciter pour son refus de l’arbitraire dans l’affaire des tablettes offertes aux députés par le gouvernement« Ce qui s’est passé est révoltant à la limite. Si ceux qui sont chargés de contrôler l’action gouvernementale reçoivent des cadeaux tout en se foutant d’où ça provienne, il y des raisons d’être inquiets», dit-il. Bassolma Bazié conclut en invitant le peuple à se mobiliser et à se dresser de sorte que «s’il y a des députés on s’en fout, il y aura en face d’eux un peuple assez fougueux».

Abel Azonhandé