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Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
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SOCIETE

L’Observatoire de la démocratie et des Droits de l’homme au Burkina Faso (ODDH) a rendu public ce jeudi 25 mai 2017 à Ouagadougou son rapport semestriel périodique sur la situation des droits humains au Burkina Faso. Le rapport de 19 pages couvre la période allant de novembre 2016 à avril 2017. Dans ledit document, premier du genre, l’ODDH tire la sonnette d’alarme car il a constaté au cours de ladite période « une régression en matière de respect et de protection des droits de l’homme ».

Pour le président de l’ODDH, le journaliste Lookmann Sawadogo, l’objectif de la production de ce  rapport est de permettre de documenter les faits relatifs aux droits de l’homme sur la période concernée aux fins de l’établissement d’une situation périodique et de poser un constat sur l’état de l’évolution des droits de personnes dans notre pays afin de conclure s’ils sont respectés, protégés et promus.

A cet effet donc, le bureau de l’observatoire a laissé entendre que le présent rapport qu’il entend institutionnaliser à la fin de chaque semestre, fait ressortir les cas de violences qu’elles soient allégués ou réelles ainsi que les risques et menaces potentiels en matière de droits humains au Burkina Faso.

Et en ce qui concerne la situation actuelle du « pays des Hommes intègres », l’état de la protection des droits humains est alarmant, ce qui amène l’organisation a tirer la sonnette d’alarme tant les faits de violation sont légions. Entre autres, le rapport a établi des cas de violations des droits dans les domaines de la liberté d’expression, du foncier rural et urbain, de l’exploitation minière et l’orpaillage, la torture et les mauvais traitements, les libertés publiques et démocratiques.

A titre illustratif, au niveau de la liberté d’expression, le consultant Siaka Coulibaly a relevé la garde à vue du cyber-activiste Naïm Touré par la gendarmerie nationale pour divulgation de secret militaire, la tentative d’agression physique du journaliste Ali Compaoré etc. En ce qui concerne le foncier, le rapport cite parmi tant d’autres, le cas de l’expropriation des terres aux autochtones et propriétaires terriens estimés à près de 400 habitants par l’Etat dans le quartier Yagma de la ville de Ouagadougou. Coté torture et mauvais traitement, le rapport note une recrudescence en la matière au cours des 20 derniers mois surtout avec l’avènement des groupes d’auto-défense Koglweogo.

« Ces tortures se présentent sous diverses formes les unes et les autres plus douloureuses, sadiques que dégradantes pour l’intégrité physique et la vie. A travers les réseaux sociaux et les médias, on rencontre une publicité des supplices montrant certains procédés tels que : les bastonnades, le ligotage, la suspension en l’air le corps renversé, l’aspersion de la potasse sur les blessures du corps de la victime, l’humiliation par le déshabillage en public etc. », peut on lire à la page 11 du document.

A cela, Lookmann Sawadogo n’a pas manqué d’ajouter des récents  faits de violation des droits de l’homme à savoir « l’agression brutale » du journaliste Guézouma Sanogo par un élément de la sécurité présidentielle à Kaya en mai dernier, la proposition de loi portant droit de grève qui porte « des modificatifs liberticides et gravement attentatoire » à la liberté de grève et « le lynchage  sauvage » de l’artiste Adja Divine par la foule sur la base de rumeur.

Au vu de tous cela, l’ODDH tire la sonnette d’alarme afin que le Burkina Faso rectifie le tir pendant qu’il est temps.

« Il urge ce faisant, d’interpeller le gouvernement du Burkina Faso sur ces responsabilités vis-à-vis du respect et de la protection des droits de l’homme dans le pays conformément à la Constitution mais aussi et surtout à ses engagements pris librement et souverainement au plan international. Car à ce rythme et si la tendance n’est pas inversée, le pays risque fort malheureusement de rejoindre la liste des Etats violateurs dans le monde et une telle position ne pourrait que compromettre durablement son développement » a fait savoir Lookmann Sawadogo.

Et pour permettre de revenir sur les  « bon rails », le présent rapport propose à l’exécutif des pistes de solutions sur l’ensemble des dix domaines où lesdites violations ont été constatées. Ce rapport sera transmis aux institutions nationales et internationales et tout sera fait, promet l’ODDH, pour qu’il ne dorme pas dans les tiroirs. 

 

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