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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Plusieurs cadres dirigeants de CIM Métal Group, dont Inoussa Kanazoé, président et fondateur du groupe, ont été interpellés le 19 avril 2017 par la gendarmerie nationale. Ce lundi 24 avril, des commerçants ont manifesté devant le palais de justice de Ouagadougou pour réclamer sa libération. Suite à cette manifestation, le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a animé une conférence de presse pour faire une mise au point sur le dossier.



Selon les explication du Procureur du Faso, Maiza Sérémé, c’est suite aux révélations faites par le journal «Le courrier confidentiel» N°124 du 25 janvier 2017 sur un scandale à Cimfaso concernant des surfacturations de plusieurs milliards de francs CFA, que la Cour d’appel de Ouagadougou s’est saisi du rapport d’expertise de gestion de la société Cimenterie du Faso (Cimfaso).

C’est ainsi qu’au vue d’un certain nombre d’éléments à charge, Inoussa Kanazoé et certains de ses collaborateurs ont été mis aux arrêts et gardés à vue le mercredi 19 avril 2017. Les personnes interpellées sont poursuivies pour faux en écriture de commerce, usage de faux en écriture de commerce, tromperie du consommateur, fraude fiscale, abus de confiance aggravée, usage frauduleux de numéro IFU, blanchiment des capitaux et actes de complicité.

Si les autres personnes interpellées ont été inculpées par le juge d’instruction, Inoussa Kanazoé, lui, se serait opposé pour l’instant à son déferrement. «Qu’il soit présent ou pas, nous verrons dans la mesure de ce qui est prévue par la loi pour procéder à son inculpation et à son déferrement ce jour même», martèle Mme le Procureur pour qui nul ne saurait être au-dessus de la loi. Le capitaine Lompo, commandant de la compagnie de gendarmerie du Kadiogo qui a assisté à la conférence de presse a expliqué que l’interpellation de M. Kanazoé n’a pas été « une arrestation musclée contrairement à ce qui se dit mais nous avons respecté les règles en la matière». Selon le capitaine, c’est par respect au droit et à la dignité des personnes incriminées que ceux-ci auraient été  logées dans une villa climatisée au camp Paspanga.

Par ailleurs, le Procureur du Faso a fait remarquer que les mis en cause seront aussi poursuivis pour tentative de corruption. En effet, ils auraient proposé de fortes sommes d’argent pour tenter de corrompre le capitaine Lompo et ses éléments pour taire l’affaire, a expliqué M. Lompo. «Nous aurions pu être milliardaires si nous avions accepté les propositions, mais nous irons jusqu’au bout, malgré les pressions et menaces», a martelé Mme Sérémé.

Elle rassure d’ailleurs que tous les dossiers de crimes économiques et de sang ne dorment pas dans les terroirs. «Les enquêtes suivent leur cours et tous les dossiers seront traités». Il faut préciser que M. Kanazoé est interné actuellement en clinique pour suivre des soins. Pour des questions de délai de garde à vue, le Procureur du Faso entend procéder à son inculpation ce lundi même sur son lit d’hôpital, s’il le faut.