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SOCIETE

Le Syndicat national des agents du ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Synamica) observe depuis ce lundi 13 mars 2017, une grève de 120 heures (5 jours) pour protester contre la remise en cause par le gouvernement des termes du protocole d’accord trouvé entre les deux parties en janvier dernier. Ce débrayage fait suite à un sit-in, de 72 h, tenu en février dernier et d’une grève de même durée en début mars (1er au 3 mars 2017).


Ce troisième mouvement d’humeur qui coure jusqu’à ce vendredi 17 mars 2017 à minuit, s’inscrit dans la logique des précédents c'est-à-dire amener le gouvernement à adopter des textes consensuels allant dans le sens de la mise en place du fonds de soutien à la vérification des importations  et d’appliquer strictement le décret portant organisation des emplois spécifiques du  ministère.

Selon le responsable national du Synamica, Daouda Ouédraogo, que nous avons rencontré ce mardi 14 mars 2017 à la bourse du travail de Ouagadougou, il y a eu dialogue avec le gouvernement depuis le début de leur mouvement d’humeur mais cela est resté sans suite. «Les rencontres qui ont d’abord eu lieu avec notre premier responsable et avec le Premier ministre par la suite n’ont pas porté fruit. Au cours de ces rencontres, il n y avait vraiment pas de la sincérité et de la franchise au niveau du gouvernement. En effet, ils sont restés  dans la logique de départ qui est de remettre en cause les engagements pris à travers le protocole d’accord, ce qui a justifié la continuité de notre mouvement d’humeur », a expliqué Daouda Ouédraogo.

A l’en croire, à toutes les rencontres, l’exécutif est resté sur sa position d’octroyer une indemnité spécifique aux agents du ministère du commerce en substitution  de la mise en place du fonds de soutien à la vérification des importations, toute chose qui trahit les engagements pris dans le protocole.

Malgré tout, le syndicaliste a affirmé que le dialogue n’est pas rompu entre sa structure et le gouvernement. A cet effet, le Synamica a adressé une correspondance le 6 mars dernier au Premier ministre afin que les discussions se poursuivent et que l’exécutif respecte ses engagements. Outre cela, le Synamica dit rester ouvert au dialogue et il n’est pas exclu qu’il fasse des concessions : « Nous ne sommes pas figés, toujours est-il que dans un dialogue, il faut souvent fléchir mais tous cela dépendra de la bonne volonté du gouvernement à aller d’abord dans le sens du respect des engagements pris à travers le protocole. Si le gouvernement montre une bonne volonté, je pense que nous pourrions nous comprendre par le dialogue ».

Selon M. Ouédraogo, à cause de cette grève de 120 heures, tous les services du ministère du commerce sont aux arrêts. Il s’agit essentiellement de l’interruption du contrôle des prix des produits, de la protection des consommateurs à travers la vérification des produits de consommation et de l’arrêt des délivrances des documents nécessaires aux importations et aux exportations.

A l’issue de cette grève de 120 heures, le syndicat ira en débrayage de deux semaines à compter du 27 mars si toutefois aucune solution n’ait trouvée à sa revendication. Notons qu’une grève illimitée est même envisagée à compter du 27 avril en cas de statu quo.

Cependant, Daouda Ouédraogo a rappelé que le syndicat pourrait mettre fin à ces mouvements d’humeur en cas d’aboutissement du dialogue avec les autorités.

Dimitri Kaboré

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