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Mali: une centaine de civils tués dans le centre du pays, le gouvernement annonce l'ouverture d'une enquête 
Côte d'Ivoire: Pascal Affi N'Guessan candidat à l'investiture FPI pour 2020
Gabon: Ali Bongo de retour au Gabon après plusieurs mois de convalescence au Maroc
Burkina: lancement d’une campagne de vaccination pour contrer une épidémie de méningite dans la région de l'Est
Burkina: le gouverneur de l’Est met en garde les individus qui veulent «entraver la liberté d'action des troupes» de l'opération Otapuanu
Brésil: l'ancien président brésilien Michel Temer arrêté dans une enquête anticorruption
Nouvelle-Zélande: le pays interdit la vente de fusils d'assaut et semi-automatiques en réponse à l'attaque de Christchurch qui a fait 50 morts
Mozambique: 15 000 personnes encore menacées après le passage du cyclone Idai
Centrafrique: un accord trouvé entre le pouvoir et les groupes armés

SOCIETE

 

Dans la déclaration ci-dessous, Laure Zongo/Hien, la ministre en charge de la femme présente la journée du 8-mars comme un moment idéal pour dresser le bilan des progrès réalisés tout en identifiant les difficultés auxquelles les femmes font face. Au niveau national, la réflexion est orientée cette année sur « la valeur morale de la personne humaine: responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». Une thématique retenue, selon elle, à cause des chiffres alarmants de l’exclusion des femmes dans notre pays.

« Le 8 mars de chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de la Femme. Cette journée officialisée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1977, trouve ses origines dans les luttes de femmes ouvrières et des mouvements féministes pour réclamer certains droits dont le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les sexes. La célébration de cette journée d’hommage à la femme se présente comme le moment idéal pour  nous de marquer un arrêt afin de dresser le bilan  des progrès réalisés, identifier les difficultés auxquelles les femmes font face et de se pencher sur les dispositions à prendre pour améliorer les conditions d’existence des femmes. 

La communauté internationale célèbre cette journée sous le thème : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 - 50 d'ici à 2030 ». Un thème qui rappelle une fois encore la nécessité de renforcer les actions en faveur de la réduction des  inégalités entre homme et femme notamment, en matière d’accès à l’emploi et de rémunération. Il se veut aussi une interpellation à l’endroit des Etats afin qu’ils prennent les mesures essentielles pour assurer l'autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution tout en y  incluant la réduction de l'écart salarial entre hommes et femmes, qui se situe à 24% à l'échelle mondiale. En outre, ces mesures doivent également porter sur la reconnaissance de la valeur des soins non rémunérés et du travail domestique, ainsi que la prise en compte des déséquilibres en termes de genre dans ce type de travail. Au niveau national, les réflexions vont plancher sur l’un des phénomènes préoccupants de l’heure à savoir l’exclusion sociale des femmes  à travers  le thème : « La valeur morale de la personne humaine: responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». En effet, dans certaines localités de notre pays, des personnes âgées, majoritairement des femmes,  sont exclues chaque année de leurs communautés par allégations de sorcellerie après avoir subi des traitements inhumains et dégradants, notamment les sévices corporels, la lapidation et l’incendie de leurs habitations. 

A titre illustratif, à la date de décembre 2016, la feuille de route de retrait et de réinsertion sociale des personnes exclues par allégation de sorcellerie enregistrait pour  le centre Delwendé de Tanghin 247 victimes d’exclusion sociale dont 05 hommes. La Cour de solidarité de Paspanga quant à elle, enregistrait à la même période, 72 femmes victimes d’exclusion sociale. Au 17 décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 retournées en famille.  En plus de ces cas, nous pouvons ajouter les cas d’exclusion pour refus du lévirat, de mariages forcés et pour raison de grossesse, etc. Face  à cette situation de violation flagrante des droits humains les plus fondamentaux, il est de notre responsabilité de lutter contre ce phénomène.

C’est pourquoi, nous exhortons  les autorités coutumières et religieuses,  à user de leurs prérogatives pour veiller au respect de la dignité humaine à travers des actions d’accompagnement fortes et soutenues en faveur de la lutte contre l’exclusion sociale des femmes.Aux organisations de la société civile, nous attendons de vous la mise  à contribution de vos expériences, analyses, critiques constructives et recommandations pour permettre au Gouvernement  de mieux assumer ses responsabilités.  Je vous invite alors à privilégier et consolider le travail en réseaux en vue d’assurer une coordination plus efficace de vos actions, à échanger les bonnes pratiques et à veiller à ce que les politiques en faveur de la promotion des droits de la femme soient bien exécutées.  

Bonne fête du 8 mars à toutes et à tous ! »

 

 

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