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Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

Pour assurer une gestion efficace et efficiente des questions de frontières d’une part et répondre à une recommandation forte de l’Union africaine d’autre part, le gouvernement burkinabè a mis en place la Commission nationale des frontières (CNF). Ce lundi 20 février 2017 à Ouagadougou, se tient la deuxième session de ce CNF. C’est le ministre en charge de l’Administration territoriale, Simon Compaoré, représentant le chef du gouvernement, qui a présidé les travaux d’ouverture.

Cette présente session revêt une importance capitale car, selon le représentant du Premier ministre, elle se tient à un moment où la question des frontières africaines est au centre des préoccupations de la gouvernance. «Pour un pays enclavé comme le nôtre, dont les frontières se caractérisent par leur porosité et la faiblesse de la présence de l’Etat, il est plus que capital que les plus hautes autorités se saisissent de la question», a-t-il expliqué.

Simon Compaoré aussi ajouté que la problématique de la gestion des frontières et des espaces frontaliers est d’autant plus complexe qu’il faut se protéger et en même temps préserver, voire favoriser le développement du commerce international et la facilitation de la mobilité humaine.

Par ailleurs, le ministre Simon Compaoré a relevé les défis qui se posent aujourd’hui au Burkina Faso dans le secteur de la gestion des frontières. Il s’agit entre autres du parachèvement du processus de matérialisation des 40% restant des 3615 km de frontières terrestres que le Burkina Faso partage avec six pays, du meilleur maillage sécuritaire des frontières et des espaces frontaliers, du renforcement des capacités des acteurs frontaliers et de la promotion des initiatives locales en vue d’impulser le développement économique, social et culturel harmonieux de ces frontières. «Il s’agit donc à l’occasion de cette deuxième session du conseil des frontières, de fixer pour 2017 les orientations qui puissent nous amener à relever les grands défis ainsi identifiés» a déclaré le ministre Simon Compaoré et d’indiquer que: «aujourd’hui, il s’agira de voir comment nous allons faire pour que d’ici la fin de l’année 2018, nous puissions terminer la délimitation et la pose des bornes de notre frontière avec le Niger et aussi terminer ce que nous avons avec le Bénin et entamer les autres frontières où les actions n’ont pas encore démarré notamment avec la Côte d’Ivoire. On est dans la tête des pelletons des pays qui ont fait l’effort pour avoir le maximum de frontières bornées et il faut poursuivre ces efforts.»

En conséquence, l’effectivité de cette deuxième session à quelques jours des engagements pris par le Chef de l’Etat dans le cadre du G5 Sahel, permettra, selon Simon Compaoré, de traduire en réalité les nouvelles orientations pour des frontières plus sures qui allient aussi bien la notion de libre circulation des personnes et des biens mais aussi la fermeté dans la surveillance des frontières et le contrôle aux frontières afin de lutter efficacement contre la criminalité transfrontalière.

Créée par décret, la Commission nationale des frontières est composée de deux organes dont l’organe décisionnel et d’orientation des questions frontalières et d’un organe technique d’exécution placé sous la hiérarchie du ministre chargé de l’Administration territoriale.

Ylkohanno Somé

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