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POLITIQUE

Le Chef de file de l’Opposition politique au Burkina, Zéphirin Diabré et les responsables des partis membres ont rendu public ce mardi 7 février 2017 à Ouagadougou, le mémorandum sur l’an 1 de la gestion du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré. Pour l’opposition politique, c’est une année de pouvoir qui équivaut à « une année perdue » pour le Burkina Faso. 

Au cours de cette conférence de presse, le chef de l’opposition politique a dépeint sans complaisance les douze mois passés à la tête du pouvoir par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Pour M. Diabré et ses camarades, «  ce sentiment d’échec n’est pas une vue de l’opposition toute seule » mais de toutes les couches sociales de notre pays y compris de certains acteurs de la majorité.

« Après un an de pouvoir du nouveau ancien régime, la déception est généralisée et l’espoir pour un vrai changement au Burkina Faso s’éloigne. Les Burkinabè en sont à se demander où est « Roch la Réponse » ! Où est une parole, une action ? Les anciennes nouvelles autorités sont largement en deçà des attentes des Burkinabè », peut on lire en conclusion de ce document d’une soixantaine de pages élaboré par les cadres de l’UPC, du le CDP, de l’ADF/RDA, du REDBF, MPF et de l’URD/MS.

Ledit document qui critique la politique générale de l’exécutif au cours d’une année de gestion, est constitué de sept partis : le leadership du président du Faso, une gouvernance politique chaotique, des domaines régaliens en jachère, la gouvernance économique, la gouvernance administrative, les ratés de la gouvernance locale et les échecs sectoriels patents. Tous les secteurs ont été passés au peigne fin du manque d’anticipation du président du Faso à la paupérisation galopante en passant par l’aspect sécuritaire. Pour l’opposition, on sent un grand découragement des Burkinabè à travers des incidents isolés signe d’un ras le bol. Ce qui fait dire aux opposants qu’un éventuel soulèvement n’est pas à exclure si le cap restait inchangé.

« La morosité économique et financière, les remous sociaux, la désintégration du système éducatif, la débâcle de l’enseignement supérieur, le chômage aux trousses de la jeunesse, les violences en politique dans les mairies, le tout couronné par un niveau d’insécurité jamais égalé, une incompétence criarde, qui conduit au massacre  de nos soldats, autant d’indicateurs qui convainquent que ce nouveau pouvoir ne conduit pas notre pays à bon port », résume l’opposition politique. Par conséquent pour Alphonse Marie Ouédraogo, coordonnateur du comité technique de rédaction du mémorandum, un an après donc, la déception est généralisée et l’espoir d’un lendemain meilleur s’éloigne peu à peu.

Cependant pour Zéphirin Diabré, cette situation dans laquelle le pays se trouve est aussi de la responsabilité du peuple burkinabè. « L’opposition tout de même tient à renvoyer les Burkinabè à leur  responsabilité dans la situation actuelle. C’est leur vote qui a donné le pouvoir au MPP. Ils se sont laissés bernés par les promesses démagogiques parfois par des billets de banque et d’autres considérations bizarres. Ils sont donc mal placés pour se lamenter aujourd’hui » a martelé M. Diabré.

Par ailleurs, il dit espérer que le pouvoir en place mettra tout en œuvre  pour que le Burkina ne perde plus du temps dans l’accomplissement des attentes des Burkinabè.

Notons que ce mémorandum sur l’an 1 du président du Faso est le deuxième réalisé par l’opposition politique. Un mémorandum avait été réalisé pour critiquer l’action du président Kaboré après ses 100 premiers jours à la tête du pays.

 

 Dimitri Kaboré

 

  

 

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