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Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
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Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
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Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

POLITIQUE

Le groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), opposition parlementaire, était face à la presse ce jeudi 2 février 2017 à Ouagadougou. Objectif : faire le bilan de sa participation à l’Assemblée nationale durant la première année de mandature.

En cette année 2017, l’Assemblée nationale aborde sa deuxième année de mandature après avoir clôturé la première en fin  2016. Pour le groupe parlementaire UPC, c’est au nom du devoir de redevabilité envers le peuple qu’il s’est avéré nécessaire de faire le bilan de leur participation  durant la première année de mandature « post insurrectionnel ».

Après la fin de la mandature, le groupe UPC a participé au vote de 39 lois et 32 résolutions. Les députés membres du groupe ont eu à poser 9 questions orales à l’exécutif. Au cours également de l’année 2016 de la mandature, le groupe a tenu deux journées parlementaires, la première en mars  sur le thème de la recrudescence de l’insécurité et la deuxième en octobre sur la thématique de la relance économique. Ce qui est satisfaisant selon le président sortant du groupe parlementaire, Alitou Ido.

Outre cela, le député Ido a dénoncé une fois de plus l’attitude et le comportement du président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo qu’il qualifie « d’homme fort ».« Il faut davantage une attitude racée et très veloutée dans son approche, afin de ne pas heurter les différentes sensibilités politiques qui composent l’Assemblée nationale. Du point de vue de la gestion managériale, notre assemblée est mal gérée » a-t-il indiqué.

Aussi il a dénoncé la gestion financière du parlement dont le budget n’est subi à aucun contrôle. Et il a dit ne pas comprendre pourquoi la majorité présidentielle et le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) ne veulent pas accepter la présence d’un député de l’opposition à la questure de l’Assemblée nationale. « Une fois l’opposition à la questure cela permettrait naturellement de suivre l’ensemble des flux financiers et de dénoncer tout écart de gestion financière, ce faisant, nous serons dans une situation où on peut avoir un contrôle interne plus efficace » a-t-il ajouté. 

Et pour une bonne gestion du parlement, le groupe UPC recommande entre autres une participation plus active des 2e et 3e vice-présidents de l’Assemblée nationale qui sont de l’opposition à la gestion stratégique de l’institution, une entrée de l’opposition à la questure et une enquête parlementaire de l’opposition sur la gestion financière de l’Assemblée nationale dans son entièreté. 

Quant aux affaires des tablettes reçues et restituées par les députés et du million perçu en fin décembre 2016, le député Justin Kompaoré a indiqué que les élus doivent suivre la voix du peuple. « Dès lors que le peuple n’est pas d’accord, nous sommes obligés de faire demi-tour » a-t-il laissé entendre par rapport à l’affaire des tablettes. Mais malgré l’interpellation des journalistes sur celle du million perçu par chaque député, les orateurs du jour ont esquivé le sujet.

Pour l’an 2 de la mandature, le groupe parlementaire de l’UPC sera dirigé par un nouveau bureau. Alitou Ido a cédé sa place au député Daouda Simboro qui sera chargé avec Ladji Coulibaly (1er vice-président) et Henriette Zoumbaré(2e vice-président), de conduire ledit groupe à l’Assemblée nationale au cours de cette année.

 

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