Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la CS-MEF reconduit son mot d’ordre de grève du 25 au 29 juin 2018
Indonésie: le prédicateur extrémiste Aman Abdurrahman condamné à mort (RFI)
RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

POLITIQUE

Dans cette déclaration parvenue à Fasozine et intitulé « Quand la CODER veut « acter » la réconciliation et « remettre » le peuple burkinabè au travail», le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir) s’interroge sur les véritables raisons qui ont poussé des partis favorables à l’ex président Blaise Compaoré à fonder la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder).

«Oui à la réconciliation, mais vérité et justice d’abord. Le théâtre auquel on a assisté la semaine dernière annonçant la création de cette nébuleuse à Ouagadougou rappelle étrangement le Front républicain créé pour aider Blaise Compaoré à demeurer président à vie. Cette CODER n’est plus ou moins que la nouvelle appellation de ce front alimentaire avec les mêmes acteurs renforcé cette fois-ci par Ablassé Ouédraogo qui a trouvé une autre tribune pour s’exprimer.

Ce n’est pas étonnant de le voir présider le comité exécutif de ce regroupement composé d’acteurs ayant chacun quelque chose à se reprocher dans la grave crise que le Burkina Faso a connue suite à l’entêtement de l’ancien pouvoir à défier le peuple burkinabè dans sa quête de liberté et de démocratie.

Au lieu de tirer les leçons de ces errements qui ont endeuillé de nombreuses familles, ne les voilà-t-il pas  sous une autre forme  poursuivant les mêmes objectifs en réalité, demandant qu’on passe par pertes et profits les victimes et tous les problèmes générés par leur boulimie du pouvoir. La vérité et la justice  sont des préalables à la réconciliation que tout le monde appelle de ses vœux. Une  structure chargée de cette question existe déjà sur recommandation de la Transition. C’est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.

« Remettre » le peuple burkinabè au travail. La CODER est-elle au sérieux ? De quel travail s’agit-il ? Exécuter le programme pour lequel RMCK a été élu ? Avec un gouvernement d’union nationale (avec des postes pour la CODER) ? Vraiment, il faut arrêter de divertir le peuple qui a fait un choix clair et nous ne sommes pas en crise de légalité et de légitimité.

A moins que la CODER anticipe déjà sur un pourrissement de la situation que les nostalgiques de l’ancien régime travaillent à créer. Le Burkina post insurrection ne saurait accepter la restauration de l’ordre ancien.  Par conséquent, nous ne devons jamais baisser la garde, bien au contraire, pour contrer les plans machiavéliques ourdis pour déstabiliser les  institutions.  

Nous sommes sur la bonne voie et nous n’allons pas accepter un seul instant une remise en cause des acquis de l’insurrection. Ce que  demandent les vaillantes populations décidées à rester maîtresses  de leur avenir, c’est la sérénité pour poursuivre avec détermination les vastes chantiers de développement.»

Le Secrétaire à l’Information et à la Communication du MPP

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