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Burkina: l’Union Européenne a procédé à la remise de 4 blindés de type Bastion au bataillon burkinabè de la force conjointe du G5 Sahel
Burkina: au moins 18 terroristes abattus dans l'attaque d'une gendarmerie à Arbinda
Burkina: le conseiller municipal de Gnatan (Yagha) assassiné par des hommes armés non identifiés le 19 novembre 2019 (Infowakat.net). 
Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021

POLITIQUE

L'opposition politique a tenu son  traditionnel point  de presse ce  mardi 24 septembre 2019  à son siège de Ouagadougou. Les échanges ont été animés par Yumanli lompo, président du PNDS et Amadou Diemdioda Dicko, 4e vice-président de l’UPC. L'ordre du jour portait sur les nouvelles du front anti-terroriste, les concours directs de la fonction publique, la rentrée scolaire 2019, la tenue du forum national de la jeunesse et les propos du ministre de la fonction publique à l’encontre de la presse.

Les conférenciers ont indiqué que les nouvelles du front sont « peu rassurantes ». En effet, des informations diffusées premièrement par des activistes ont fait état de conflit ouvert entre un chef militaire et sa troupe à Dédougou, sur fond d’accusation de connivence avec les terroristes. Lors d’échanges avec les Burkinabè vivant à New York, le président du Faso aurait lui-même confirmé les faits.

L’opposition dit regretter  ces situations qui ne sont pas de nature à faciliter le combat contre les ennemis. En rappel, le 23 août passé, un mouvement d’humeur avait éclaté au camp Guillaume Ouédraogo de Ouagadougou. « Tous ces faits montrent qu'il y’a un malaise au sein de notre armée » selon M.Dicko. Sans entrer dans des considérations d'ordre technique, l’opposition estime que le président du Faso et la hiérarchie militaire doivent travailler à rassurer la troupe et à les galvaniser. 

S’agissant des concours de la fonction publique, l’opposition dit noter qu'en 2018 déjà, le gouvernement du MPP et de ses alliés avaient pris la décision de réduire les recrutements dans la fonction publique à  47%. Ainsi, de plus de 11.096 postes en 2017, l’on est tombé à 6668 postes en 2018, avant de chuter à 5892 postes cette année.

Pour l’opposition, cette question de l’emploi des jeunes doit être considérée comme une extrême urgence. « On ne peut pas continuer à produire des diplômés et des professionnels qualifiés, si on leur ferme toutes les portes pour se réaliser. Il est temps que les autorités fassent un diagnostic sérieux du système d’éducation et d’enseignement, ainsi que de la formation professionnelle au Burkina Faso, pour en déceler les profondes insuffisances et lui donner une nouvelle orientation. L’opposition politique est prête à s’associer de  bonne foi à toute réflexion sur la question, dans le but de désamorcer cette bombe du chômage des jeunes » a précisé le 4e vice - président de l'UPC. 

Concernant la rentrée scolaire qui profile à l’horizon  les conférenciers  s’inquiètent '' fortement'' du sort réservé aux élèves, à leurs enseignants et à leurs parents. Pour eux, le gouvernement n'a pas été à mesure de proposer et de mettre en œuvre une stratégie de sécurisation et de réouverture des écoles, et un processus de normalisation du cursus des élèves déplacés. C’est pourquoi l’opposition invite une fois de plus le gouvernement à mettre tout en œuvre pour sécuriser les zones attaquées et permettre la réouverture des classes.

L’idée de la reprise du forum des jeunes est bonne dans le principe selon les conférenciers du jour. De même, le thème était d’une « pertinence incontestable ». Seulement, pour eux, il fallait rompre avec les anciennes pratiques qui entachaient la crédibilité et remettaient en cause l'utilité de cette rencontre nationale. « Malheureusement, le MPP a recopié  les erreurs du passé, et a même fait pire. L’édition 2019 n'a été qu’une foire de retrouvailles pour battre campagne auprès d’une certaine jeunesse convoyée opportunément sur place » dixit M. Dicko.

Une lecture sur les propos du ministre de la fonction publique, M. Seni Ouédraogo ont mis fin au point de presse. En effet, lors du panel organisé à la faveur du 4ème anniversaire du putsch manqué, il aurait déclaré ceci : « Je n’écoute pas la radio, je ne lis pas un journal du Burkina. J’avance (…) Je n'ai  pas peur de ne plus être ministre. Si on m'a enlevé même, on m'a arrangé ». 

Pour l’opposition dans un tel contexte où le front sociale est agité, on devrait faire économie de ces propos. Il devrait plutôt chercher  à instaurer  un dialogue permanent et sincère avec les partenaires sociaux. 

 

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