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Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021
Burkina: 32 terroristes neutralisés dans les régions du Centre-nord et du Nord
Sécurité: le Nigeria, le Bénin et le Niger lancent des patrouilles communes aux frontières
Burkina: l'opposition politique demande la levée "pure et simple" de la suspension de trois mois du FPR
5e RGPH: 5 229 contrôleurs et 20 916 agents recenseurs prêts pour l’opération de dénombrement qui débute ce 16 novembre
Niger: après trois ans d'absence, l'opposant Hama Amadou est rentré dans son pays ce jeudi 14 novembre
Burkina: le cyber-activiste Naïm Touré relâché «sans aucune charge»

POLITIQUE

La manifestation organisée par l’Unité d’action populaire (UAP) qui regroupe à la fois des organisations syndicales et des organisations de la société civile a été maintenue malgré son interdiction par la mairie de Ouagadougou. Si la manifestation a pu avoir lieu dans les autres régions du pays selon les propos de Bassolma Bazié l'un des leaders de l'unité, les manifestants à Ouagadougou ont été gazés par les forces de sécurité à l'aide de gaz lacrymogène. On dénombre une dizaine de blessés parmi les marcheurs.


Cette marche meeting organisée dans le cadre de la journée nationale de mobilisation avait pour objectif principal, d'interpeller le pouvoir sur la situation nationale. Déjà à 8h, les manifestants étaient mobilisés dans la cour de la Bourse du travail. Mais peu avant le début de la marche, le commissaire central de la police de Ouagadougou vient notifié à Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B, que la marche était interdite. "Nous n'avons pas reçu cette notification", lui rétorque le leader de la marche M. Bazié, qui ajoute que la marche allait se poursuivre comme prévue.

Dès le carrefour du siège de la Sonabel, le cortège est stoppé net par le jet de gaz lacrymogène par les CRS. S'en suit une débandade qui occasionnera une dizaine de blessés dans le rang des marcheurs. De retour à la bourse du travail, les manifestants s'occupent de leurs blessés et tiennent leur meeting. "Notre manifestation de ce jour vise à dire non au terrorisme et aux assassinats ciblés et de masse. En descendant dans les rues ce matin, nos organisations comptent protester contre la multiplication des attaques terroristes mais aussi, contre les exécutions sommaires et extrajudiciaires qui alimentent le cycle infernal du terrorisme en contribuant à la radicalisation de centaines voire de milliers de nos compatriotes qui se sentent stigmatiser et victimes d'un véritable terrorisme d'Etat. En vue de préserver l'unité nationale, il est impérieux que toutes les exactions cessent immédiatement, que la vérité et la justice soient rendues à toutes les victimes et que les auteurs et les commanditaires de ces exactions soient arrêtés et punis conformément aux lois en vigueur dans notre pays", insiste Norbert Ouangré, secrétaire général adjoint de la CGTB et porte-parole de l'UAP.

Norbert Ouangré ne comprend pas les raisons d'un tel acharnement des autorités sur les syndicats. "Notre peuple a-t-il eu besoin d'une autorisation gouvernementale pour opposer une résistance au putsch du 16 septembre 2015?", s'est-il interrogé.

Haro sur l'armée française

Pour l'UAP, les autorités burkinabè ont fait un choix. Celui d'abandonner les forces de défense et de sécurité dans un véritable état de délabrement moral et organisationnel et de confier la sécurité du pays à des puissances étrangères. "Depuis quand un Etat responsable confie-t-il sa sécurité à un autre Etat? La France est militairement présente au Burkina pour défendre ses intérêts et rien d'autre. Ces intérêts sont d'ailleurs aux antipodes des intérêts de notre peuple. La présence militaire française au Burkina bafoue notre dignité et notre souverainé nationale et obstrue le développement réel de nos forces armées nationales. C'est pourquoi, nous exigeons le départ pur et simple de l'armée française et autres armées étrangères en général", martèle M. Ouangré.

Pour Bassolma Bazié, le pouvoir du MPP, "incapable" de faire face aux attaques terroristes, s'est subitement métamorphosé pour trouver les moyens aux forces de sécurité pour "réprimer" une manifestation pacifique. "Ce qui vient de se passer ce matin à Ouagadougou, est la preuve qu'il n'y a pas de différence entre ceux que nous avons chassé et ceux qui sont là. Mais comme il fallait la preuve tangible, cette preuve est là à présent", a expliqué M. Bazié. Tout en invitant les manifestants à rester mobiliser, il a invité tous ceux qui ont peur, de rejoindre les rangs et que lorsqu'un peuple n'a pas le courage et veut perdre un peu de sa dignité pour des raisons de sécurité, c'est que ce peuple ne mérite ni cette dignité, ni cette sécurité.


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