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Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso
Afrique: 45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique Australe
Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

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POLITIQUE

Les Généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé ont été condamnés ce lundi 2 septembre 2019 par le tribunal militaire de Ouagadougou pour leur implication dans le coup d’Etat manqué de septembre 2015. Si le général Bassolé a écopé de 10 ans de prison ferme, le général Diendéré a été condamné à 20 ans de prison ferme. Certains accusés ont été acquittés et d’autres ont bénéficié d’une peine assortie de sursis. Fasozine a rencontré quelques citoyens venus suivre l’annoncé du verdict et des sentences. Des réactions très mitigées…

Serge Bayala, Blessé du coup d' Etat manqué : « Ce verdict encourage à faire des coups d’Etat. Nous nous attendions  à ce que la peine soit représentative du crime et qu'il  puisse y  avoir un rapport de corrélation entre la nature du forfait et la nature de la sanction. Malheureusement cela n'était pas au rendez vous. Le peuple burkinabè devra patienter et attendre avec tristesse l'avènement d'une justice capable d'être  juste elle même. Le verdict  est insatisfaisant et cautionne l'impunité. Quand on regarde la nature et la gravité des actes  barbares  posés, ce verdict n'est pas à la hauteur. 14 jeunes ont été tués  et environ 305 personnes sont  atteintes dans leur chair dont certains dans mon cas sont atteints à vie. Moi je ne pourrai plus courir de toute ma vie et j'avoue qu'un tel verdict me blesse davantage. Et  au regard de  la gravité des actes qui ont été posés,  je pense que c'est une simple caution. Le minimum pour la nature des crimes tels qu'ils ont été caractérisés par la cour c'est la prison à vie ».

Aziz Dabo, Porte parole de la Nafa : « Pour la question de mon leader Djibril Bassolé, je ne suis pas satisfait. Rien ne lui est reproché concernant  l'attentat à la sûreté de l'Etat et  complicité de meurtre. Par rapport à la trahison, on trouve qu'il est coupable. Comment quelqu'un qui n'a pas  été complice ni auteur peut avoir trahi. Qui a t-il trahi et comment ? Je m'interroge sur ce qui a pu motiver cette décision mais c'est une décision de justice et  je la respecte. Il y a des voix de recours et nous allons les apprécier...Nous osons espérer qu'il y aura une suite favorable par rapport à la question de la santé du général Djibril Bassolé parce que la santé est un droit et c'est primordial. Tout le long du procès, il a été question de réconciliation nationale. Mon souhait le plus ardent c'est qu'on arrive à transcender toutes ces divergences parce que la situation sécuritaire actuelle nous conduit  à nous retrouver pour trouver des solutions idoines pour sortir le Burkina Faso de ce trouble. La réconciliation, c'est notre souhait au niveau de la Nafa mais  il faut une volonté politique et ce sont ceux qui sont au pouvoir actuellement qui peuvent le faire ».

Massourou Guiro, Mouvement ''plus rien ne sera comme avant'' : « Je suis très satisfait du verdict  parce que  le peuple a gagné et c'est une étape de victoire. L'essentiel a été dit et nous sommes très contents parce que dans un Etat de droit, il faut éviter la violence. Ce verdict permettra aux Burkinabè d'aller à la réconciliation et chacun comprendra que dans un pays il faut éviter de prendre les armes contre un peuple. Ce n'est pas la condamnation qui nous plait mais le fait que le droit ait été dit. Ce qui est arrivé aux deux généraux est normal parce que en tant que général, il faut réfléchir à deux fois avant de s'engager dans des situations ».

 

 

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